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Défaillances d'entreprise ; Conjoncture ; Altares ; PME ; Covid ; Procédures collectives ; B2C

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Défaillances d'entreprise / Conjoncture

Forte progression des défaillances d’entreprise au 2ème trimestre

Avec plus de 9800 défaillances d’entreprise au 2ème trimestre 2022, le nombre de procédures grimpe de 49 % par rapport à l’année précédente, se rapprochant des niveaux d’avant-crise. Les jeunes entreprises « Covid » et les activités en contact direct avec le consommateur sont les plus sinistrées.
Le niveau des défaillances d'entreprise augmente de 49 % par rapport au 2ème trimestre 2021(Simon LAMBERT / HAYTHAM-REA)
Le niveau des défaillances d'entreprise augmente de 49 % par rapport au 2ème trimestre 2021(Simon LAMBERT / HAYTHAM-REA)

Comme pouvait le craindre Bercy, avec 9826 procédures collectives entamées entre avril et juin, le niveau des défaillances augmente de 49 % par rapport au 2ème trimestre 2021, après avoir connu une hausse de 35 % au 1er trimestre, rapporte le dernier rapport d’Altares sur le sujet.

Fin du "quoiqu’il en coûte" oblige, les niveaux sont au plus haut depuis octobre 2020. S’ils restent inférieurs à ceux de 2019, année de référence pré-Covid, l’écart se resserre. Environ 800 entreprises tombent en défaut chaque semaine, et les courbes laissent présager un total de 37.000 défauts sur l’ensemble de l’année.

Les secteurs d’activité B2C (service à la personne, restauration, commerce) sont les plus fragilisés et les jeunes structures créées juste avant ou pendant la crise sont en souffrance. Les PME, avec 731 procédures ouvertes en 3 mois, dépassent les seuils de 2019.

Dans les territoires, la hausse concerne toutes les régions. La tendance est particulièrement marquée dans les Hauts de France, où le nombre de procédures double, et en Centre Val-de-Loire, qui dépasse ses niveaux d’avant crise.

"Les chiffres de fin 2021 et du premier trimestre 2022 démontraient un retour à la réalité sur le front des défaillances. Depuis février, la tendance à la hausse s’accélère nettement avec une augmentation mensuelle moyenne de 45 %. Nous approchons désormais des niveaux observés en 2019, période de référence d’avant crise", résume Thierry Million, directeur des études chez Altares.

 

La détresse des jeunes entreprises "Covid"

 

La création d’entreprises n’a jamais été aussi dynamique. Alors que l’Insee annonçait un record de près d’un million de nouvelles immatriculations pour la seule année 2021, 2,6 millions d’entreprises ont vu le jour en 3 ans, dont 700.000 sociétés commerciales. Mais ces structures commerciales sont aussi les plus fragiles. Elles représentent 85 % des défaillances et même 93 % des défaillances d’entreprises de moins de 3 ans. Certes, on crée plus d’entreprises mais on en perd plus.

Un des indicateurs les plus marquants de ce trimestre concerne justement les jeunes structures dont les niveaux de défaillances explosent de 136 %, avec 1750 procédures ouvertes. Les jeunes restaurateurs, particulièrement fragilisés, sont quasi cinq fois plus nombreux qu’un an plus tôt à faire défaut.

 

Retour aux niveaux d’avant-crise pour les PME

 

Plus de 9 entreprises en cessation de paiement sur 10 sont des TPE, une part relativement constante. Avec 9095 procédures enregistrées, leur nombre augmente de 47 % sur un an. Du côté des PME, la hausse s’accélère bien plus nettement. Avec 731 cessations contre 420 un an plus tôt, le niveau des défaillances augmente de 74 %.

In fine, les PME affichent des volumes similaires à la période d’avant crise. Une tendance d’autant plus marquée dans les PME des services informatiques (+ 100 %) et du transport routier de marchandises (+ 200 %).

"Ce premier semestre se termine sur une tendance sans équivoque : la remontée des défaillances amorcée en fin d’année dernière est très nette. Pourtant le climat des affaires ne s’effondre pas, en dépit d’un alignement de facteurs géopolitiques et macroéconomiques qui inciteraient à l’attentisme. L’inflation, la flambée des prix de l’énergie, les ruptures de chaînes d’approvisionnement, la fermeture de certains marchés ralentissent la croissance mais l’économie tient et les entreprises résistent", conclut Thierry Million.

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