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ACEA / Immatriculations automobiles / Stellantis / volkswagen / Hyundai / Renault

Le marché automobile européen au plus bas depuis 1996

Le marché automobile européen a enregistré en juin son douzième mois de baisse d’affilée. Renault et Hyundai ont mieux tiré leur épingle du jeu que Stellantis et Volkswagen, dont les parts de marché ont reculé. Les prochains résultats semestriels des constructeurs ne devraient pas réserver de mauvaises surprises.
Les immatriculations automobiles ont chuté de 15,4% en juin dans l'Union européenne - Slavek Ruta/ZUMA Press/ZUMA/REA
Les immatriculations automobiles ont chuté de 15,4% en juin dans l'Union européenne - Slavek Ruta/ZUMA Press/ZUMA/REA

Où s’arrêtera la chute du marché automobile européen ? Toujours plombées par les problèmes de chaîne d'approvisionnement qui affectent les chaînes de production, les immatriculations de voitures particulières ont poursuivi leur dégringolade dans l'Union européenne (UE) au mois de juin, reculant de 15,4% par rapport à la même période de l’année dernière, selon les dernières statistiques de vente de l'Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Juin marque le douzième mois consécutif de baisse, cette longue série illustrant la gravité de la crise que traverse le secteur. Avec 886 510 unités immatriculées, il s’agit d’ailleurs du mois de juin le plus bas jamais enregistré en termes de volume depuis 1996.

Et la tendance est généralisée. Chacun des quatre principaux marchés de l’UE continue de souffrir. L'Allemagne a enregistré la plus forte baisse, chutant de 18,1% en juin, suivie de l'Italie (-15%) et de la France (-14,2 %), tandis que le marché espagnol a limité la casse, reculant plus modestement de -7,8%. Seules la Lettonie et l’Islande, qui figurent parmi les plus petits marchés européens, avec des immatriculations de moins de 2 000 unités ont progressé sur la période.

 

Volkswagen et Stellantis à la peine, Renault et Hyundai résistent

 

Sur l’ensemble du premier semestre, les immatriculations de voitures neuves chez les Vingt-Sept s’inscrivent en repli de 14% par rapport à l'année précédente, s’établissant à 4,6 millions d'unités environ, alors que tous les grands marchés de la région ont enregistré des baisses à deux chiffres : l’Italie a vu ses immatriculations chuter de 22,7%, la France de 16,3%, tandis que l’Allemagne et l’Espagne ont enregistré des reculs de 11% et 10,7% respectivement.

Dans ce marasme, Volkswagen, le premier groupe automobile européen avec plus de 24% de part de marché, a particulièrement souffert, voyant ses immatriculations chuter de 22,3% en juin et de 18,5% sur le semestre. Stellantis, son dauphin, a vu les siennes décroître de 17% le mois dernier, mais leur recul atteint 22,5% en six mois, alors que dans le même temps, sa part de marché est tombée sous 21%. Le groupe Renault est parvenu en revanche à stabiliser des immatriculations en juin, grâce au dynamisme de sa marque à bas coûts Dacia, dont les immatriculations ont bondi de 29,3%. Sur six mois, les immatriculations du groupe dirigé par Luca de Meo accusent ainsi un repli limité de 8,1% et sa part de marché est même repassée au-dessus de 10%. Mais c'est le sud-coréen Hyundai qui s'en sort le mieux, avec des immatriculations en hausse de 9% sur six mois, sa part de marché gagnant deux points, à 9,6%. 

 

2023 commence à inquiéter

 

Cette situation difficile pour tous les constructeurs n’augure pas forcément de résultats dégradés lors des publications semestriels de fin juillet. Notamment, malgré des volumes de ventes en baisse de 12%, Stellantis avait su faire progresser son chiffre d’affaires de 12% au premier trimestre, grâce notamment à une politique de prix solide et un mix favorisant les véhicules les plus rentables.

"Nous ne sommes pas particulièrement inquiets quant aux publications à venir et n’anticipons pas de vague de révisions en baisse ou d’avertissements [de résultats], en tout cas sur 2022", expliquent ainsi les analystes d’Oddo BHF, dans une récente note. La fragile amélioration qui se dessine sur le front de l’approvisionnement en puces électroniques devrait d’ailleurs permettre un rebond de la production automobile dans les prochains mois. En revanche, "les nuages s’accumulent sur le front macroéconomique et pourraient conduire à une année 2023 plus difficile qu’anticipé", prévient le courtier. Stellantis et Renault publieront leurs résultats du premier semestre les 28 et 29 juillet prochain respectivement.

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