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Quatar; Norvège; Inflation

Macro-économie / Taux / Invesco / marchés privés / Fonds souverain

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Invesco / marchés privés / Fonds souverain

Les fonds souverains sont friands des marchés privés

La conjoncture des derniers mois pousse désormais davantage l'allocation d'actifs des investisseurs souverains vers les marchés privés au détriment des marchés obligataires. La dixième étude d'Invesco en la matière estime effectivement que la répartition des actifs de ces acteurs a été révisée.
 Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, président du fonds souverain quatari. Mohammad Abu Ghosh/XINHUA-REA
Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, président du fonds souverain quatari. Mohammad Abu Ghosh/XINHUA-REA

"Revoir leurs hypothèses macroéconomiques et ajuster leurs investissements en conséquence", voilà selon Invesco à quoi ont été contraints les investisseurs des fonds souverains. Dans cette optique ils ont plus largement eu recours aux marchés privés qu'auparavant, Rod Ringrow, Head of Official Institutions chez Invesco, parle à ce sujet d'une "hausse continue des allocations" en cette direction.

Néanmoins toute projection est très hasardeuse selon lui puisque les échos qui leur reviennent font état d'un "environnement macroéconomique en transition, avec une visibilité limitée et une incertitude croissante quant à la suite des événements". L'inflation de ces derniers mois place en effet les différents fonds souverains face à des "choix difficiles". De nombreuses questions leur traversent l'esprit dont celle de sortir ou de rentrer sur "le marchés de titre à revenu fixe" pour éviter la correction trop brutale des indices boursiers.

Dans cette optique, l'optimisme de l'année 2021 qui régnait chez Invesco paraît loin : cette catégorie d'acteurs avait su déployer "des capitaux vers des actifs à risque" dès la sortie de la crise. L'inflation ne figurait alors qu'au septième rang des sujets macroéconomiques capable d'influencer l'allocation des actifs.

Mais force est de constater qu'avec "la fin de la prévisibilité macroéconomique, l'inflation persistante renvoie les souverains à la planche à dessin", et ce phénomène inflationniste est désormais la principale menace pour eux. Ce qui les conduit à se questionner sur le positionnement de leur portefeuille. L'étude réalisée fait ressortir que "la prise de décision était devenue beaucoup plus difficile" et ce pour "tous les segments".

Une constante revient cependant désormais. Les "actifs privés constituent désormais, en moyenne, 22 % des portefeuilles des fonds souverains, la proportion la plus élevée jamais enregistrée". Les investisseurs des fonds souverains "possèdent 719 milliards de dollars d'actifs privés, contre 205 milliards de dollars en 2011". Une large partie d'entre eux (59 %) a en effet choisi de repositionner leurs portefeuilles en anticipant de nouvelles hausses de taux.

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