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Bercy; Maastricht; Ministère de l'économie; déficit

Macro-économie / Taux / Bercy / PSTAB / Pacte de Stabilité / Bruno Le Maire

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Bercy / PSTAB / Pacte de Stabilité / Bruno Le Maire

Bercy veut montrer patte blanche à Bruxelles

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a présenté aujourd'hui l'esprit du Programme de stabilité de la France. Il désire que ce dernier traduise le "sérieux budgétaire" de la majorité. Les réformes entamées en 2017 doivent permettre de passer outre les perturbations des cinq années à venir.
Bruno Le Maire. Romain GAILLARD/REA
Bruno Le Maire. Romain GAILLARD/REA

Montrer que "nous maîtrisons la dépense publique", telle est l'ambition du ministre Bruno Le Maire à travers le Programme de stabilité (PSTAB) hexagonal. Si ce dernier témoigne de choix de politiques publiques assez clairs, il n'a pas vocation pour autant à porter un message d’austérité. Son ambition affichée est d'arriver à ce que la hausse de la dépense publique progresse plus lentement que la croissance française.

Le scénario de hausse de la dépense publique présenté parle d'une augmentation 0,6 % en moyenne annuelle sur le quinquennat, ce qui serait le plus niveau le plus bas en la matière "jamais connu depuis vingt ans" selon Bercy. L'État pour y parvenir va devoir se serrer la ceinture et faire un effort de réduction de ses dépenses de l'ordre de 0,4 % chaque année. Dans le même temps les collectivités locales vont devoir diminuer leurs dépenses de fonctionnement à un rythme annuel de 0,5 %.

Là où la situation se corse c'est que dans le même temps des engagements politiques forts ont été pris par la majorité notamment dans le domaine de la santé. Le ministre de l'Économie a confirmé hier que l'État comptait tenir ses engagements en la matière. Il a réitéré sa volonté de "sortir la France du chômage de masse" et "d'accélérer la réindustrialisation du pays". Des objectifs d'autant plus ambitieux que Bercy annonce que le déficit budgétaire sera inférieur à 3 % du PIB à la fin du quinquennat. Une dynamique qui s'accompagnerait d'un reflux de l'endettement public à partir de 2025 : après avoir atteint un pic à 113,3 % du PIB la dette française tomberait à 112,5 % à la fin du mandat présidentiel en cours.

Cinq prochaines années qui vont également voir la majorité déployer ses projets de réduction d'impôts et également la fiscalité sur les successions. Ce qui va s'étaler dans le temps, avec notamment des mesures sur l'héritage qui seront uniquement engagés l'an prochain, Bercy précisant que "tout ne sera pas fait en 2023".

En attendant le ministère de l'Économie espère qu'à partir de l'année prochaine la France va voir sa croissance économique progresser chaque année. Les projections font état d'une progression annuelle du PIB en volume qui serait de 1,4 % l'an prochain, puis de 1,6 % en 2024, 1,7 % en 2025 et 2026 et enfin 1,8 % la dernière année du quinquennat. Pour ce faire, il faudra passer à travers la conjoncture économique défavorable du moment, espérer qu'effectivement "les prix ne vont pas monter jusqu'au ciel" et passer outre le fait qu'il n'y ait "pas beaucoup de motifs de réjouissance actuellement".

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