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Pas de débat sur le leadership d’Euronext
Après un démarrage de l’année 2022 sur les chapeaux de roues, Euronext a profité d’une croissance continue au deuxième trimestre aussi bien dans ses activités de négociations que celles non liées aux volumes. "Le trimestre a été très dynamique puisque les activités non liées aux volumes représentent 59% du total du chiffre d’affaires et couvrent 144% des dépenses opérationnelles de l’entreprise, ce qui prouve que nous construisons un portefeuille de produits très diversifié et très intéressant", a déclaré à WanSquare Stéphane Boujnah, président du directoire et directeur général d’Euronext.
Le chiffre d’affaires consolidé d’Euronext pour le deuxième trimestre 2022 a augmenté à 374,7 millions d’euros, soit une hausse de 14%. L’excédent brut d’exploitation (EBITDA) a connu une croissance à deux chiffres au cours du dernier trimestre. L’EBITDA ajusté a augmenté de 12,3% à 221,7 millions d’euros, et de 2,5% pro forma. Le résultat net ajusté a augmenté quant à lui de 6,4% à 143,2 millions d’euros.
D’excellents résultats portés notamment par l’intégration de Borsa Italiana, acquise en 2020 et qui après les quatre trimestres qui ont suivi la réalisation de l’opération, a réalisé plus de 24% des synergies attendues, soit un peu plus de 24 millions d’euros sur les 100 millions annoncés. "Cela est assez rassurant d’autant que la réalisation de la migration de notre data center qui était situé près de Londres à Bergamo, près de Milan, est également un élément significatif du deuxième trimestre", ajoute le patron d’Euronext.
Et le leadership d’Euronext en termes d’introduction en Bourse reste incontestable sur le marché européen. Dans un contexte économique qui favorise un ralentissement des introductions en Bourse au niveau mondial, le groupe a enregistré 41 cotations sur l’ensemble de ses marchés, dont 19 au cours du deuxième trimestre. "En comparaison, le London Stock Exchange (Bourse de Londres) en a enregistré 19 sur la même période et la Deutsche Börse (Bourse allemand) en compte 3. Cela montre en conséquence une certaine résilience de la part d’Euronext ", explique Stéphane Boujnah. A fin juin 2021 (qui était une année exceptionnelle), 104 cotations avaient eu lieu sur Euronext, 45 à Londres et 15 en Allemagne. "Nous attirons énormément de cotations de sociétés orginaires de pays qui ne sont pas d’Euronext, ce qui prouve notre attractivité", a constaté le président du directoire et directeur général. Dix se sont introduites depuis le début de l’année.
Dans ce contexte très favorable, le groupe a confié porter une attention particulière aux possibilités de croissance externe, "puisque le désendettement se poursuit, il est 2,4 fois la dette nette sur l’EBITDA en dépit du fait que nous avons payé un important dividende au deuxième trimestre", souligne Stéphane Boujnah.
Pour l’heure, deux projets sont en cours de réalisation. Le premier est l’intégration prévue pour le premier trimestre 2023 de la migration des marchés italiens sur la plateforme européenne de négociation Optiq. La seconde est la migration en 2024 des activités de compensation pour les flux des clients d’Euronext qui sont aujourd’hui largement sur une filiale de la Bourse de Londres à Paris vers une plateforme du groupe à Rome.
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