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Régulation / Concurrence / Veolia / Suez / Autorité de la concurrence britannique

Régulation / Concurrence
Veolia / Suez / Autorité de la concurrence britannique

Fusion Veolia-ex-Suez : des conditions au goût de feu vert

Considérant que le projet de rapprochement des deux ex-rivaux conduirait à des problèmes de concurrence au Royaume-Uni, le gendarme britannique exige de Veolia la cession de trois activités. Une décision que le géant des services collectifs avait anticipée en prévoyant déjà depuis des semaines de se séparer de deux d'entre elles. 
Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia
Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia

Ce sera finalement non. Alors que le numéro un mondial de l’eau et des déchets, Veolia, n’attendait plus que la décision de l’Autorité de la concurrence britannique (Competititon and Markets Authority –CMA) pour faire valider définitivement son rapprochement avec l’ex-Suez au Royaume-Uni (Veolia a déjà répondu aux conditions de la Commission européenne pour obtenir son feu vert, ndlr), cette dernière vient de rendre ses conclusions. Et sans surprise, elle pose ses conditions.

Le gendarme de la concurrence a en effet estimé que "la fusion entraînerait des problèmes sur cinq marchés de déchets et deux marchés de traitement de l’eau ainsi que des coûts plus élevés ou des services de qualité inférieure pour les contribuables et les entreprises au Royaume-Uni".

Le géant des services collectifs devra donc, selon lui, renoncer à reprendre trois entités : les activités de déchets de Suez au Royaume-Uni, les activités de services d’exploitation et maintenance des eaux industrielles de Suez Outre-manche ainsi que les services mobiles d’eau de Veolia en Europe.

Pas de quoi cependant inquiéter le groupe français qui avait anticipé ces exigences.

Concernant la première, Veolia, a annoncé, le 8 août dernier, la conclusion d’un accord par lequel le gestionnaire d’actifs australien, Macquarie Asset Management s’engage à acquérir 100% du capital de Suez Recycling and Recovery UK Group Holdings Ltd. Rappelons que le produit de cession représentera pour Veolia environ 2,4 milliards d’euros.

Par ailleurs, s’agissant des services mobiles de l’eau en Europe, le géant des services collectifs a déjà, pour se conformer cette fois-ci aux attentes antitrust demandées par la Commission européenne, signé une promesse de cession, le 9 mai dernier, avec Saur pour environ 190 millions d’euros. 

Reste donc l’activité d’opération et maintenance dans les eaux industrielles de Suez au Royaume-Uni, " loin d’être significative en termes de revenus annuels pour finaliser le rachat de Suez ", a fait savoir Veolia.

Rappelons cependant que ces différentes opérations doivent encore être soumises à l'approbation de la CMA.

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