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Entreprises / Actions / Microsoft / Activision / Ubisoft / jeux vidéo / acquisition / CMA / Autorité de la concurrence britannique

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Microsoft / Activision / Ubisoft / jeux vidéo / acquisition / CMA / Autorité de la concurrence britannique

Microsoft tente à nouveau sa chance auprès de la CMA / Ubisoft entre dans la danse

C’est avec un accord restructuré, intégrant des cessions conséquentes sur les droits des jeux en ligne au français Ubisoft, que Microsoft est revenu devant l’autorité britannique de la concurrence (CMA). Pour cette dernière, la présentation de cette nouvelle copie marque le démarrage d’une phase d’enquête afin d’examiner à nouveau l'acquisition de l'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard par la firme de Redmond. Les deux parties se sont fixé une nouvelle échéance pour conclure, enfin, ce rapprochement.
Microsoft - Activision (Photo by Jaap Arriens/NurPhoto) (Photo by Jaap Arriens / NurPhoto / NurPhoto via AFP)
Microsoft - Activision (Photo by Jaap Arriens/NurPhoto) (Photo by Jaap Arriens / NurPhoto / NurPhoto via AFP)

Nouvel épisode dans le feuilleton du rachat d’Activision Blizzard par Microsoft. Le géant américain a rendu, mardi, une nouvelle copie, à l’autorité britannique de la concurrence (CMA), de l’accord qui encadrera ce mariage initialement valorisé à 69 milliards de dollars. Et qui dit nouvel épisode, dit aussi nouveau protagoniste : il s’agit ici de l’éditeur français de jeux vidéo, Ubisoft.

"Dans le cadre de l’accord restructuré, Microsoft n’achètera pas les droits de visionnage en flux de tous les jeux existants d’Activision", ni de "ceux des jeux qui seront diffusés pendant les quinze prochaines années (sauf dans l’Espace économique européen). Ces droits seront cédés à Ubisoft avant l’acquisition d’Activision par Microsoft", a ainsi précisé la CMA. "Et oui, vous avez bien lu. Ubisoft annonce aujourd’hui la signature d’un accord qui lui donnera les droits de streaming de jeux tels que Call of Duty et bien d’autres", s’est quant à lui félicité le français par voie de communiqué mardi. La nouvelle a suscité l’enthousiasme des investisseurs, le titre Ubisoft ayant clôturé la séance sur une hausse de 8,5 %, à 29,19 euros.

 

Des efforts fournis

 

Une bonne nouvelle pour Ubisoft, puisqu’elle lui permettra de proposer à un plus grand nombre de joueurs dans le monde entier l’accès aux jeux d’Activision en cloud streaming. Pour Microsoft, il s’agit davantage d’apaiser le régulateur britannique, en espérant que celui-ci donne finalement son feu vert à l’opération.

La CMA avait en effet posé un premier veto à l’annonce de l’acquisition, jugeant que la transaction risquait de se traduire par un moindre choix et des prix plus élevés pour les joueurs britanniques. En cause, la crainte que la firme de Redmond ne réserve l’utilisation des jeux Activision à sa console Xbox.

Mais après que l’autorité de la concurrence américaine a été déboutée à la mi-juillet par le tribunal fédéral de San Francisco, qui a rejeté sa demande de suspension de l’acquisition, la CMA s’était adoucie. Elle avait ainsi déclaré être prête "à examiner toute proposition de Microsoft pour amender la transaction". Dans la foulée, Microsoft avait choisi d’abandonner son action en justice lancée à l’encontre du refus initial. Chose promise, chose due, Microsoft a donc rendu cette nouvelle proposition d’accord amendée au gendarme britannique, espérant ainsi enfin obtenir son aval pour finaliser la transaction.

 

Pas encore de feu vert

 

La soumission de ce nouvel accord entérine toutefois la décision de la CMA de bloquer la fusion initiale et déclenche de plus une nouvelle enquête de phase 1 de la part de l’autorité. Et attention, "Il ne s’agit pas d’un feu vert", a averti la directrice générale de la CMA, Sarah Cardell. Les détails de l’accord restructuré restent en effet a évaluer, tout comme son impact sur la concurrence, a-t-elle souligné en ajoutant que l’objectif de cette nouvelle enquête resterait le même : que le marché en forte croissance des jeux en nuage puisse encore bénéficier d’une concurrence ouverte, favorisant les innovations.

L’accord entre Microsoft et Activision a par ailleurs été prorogé de 90 jours, après que la date butoir initiale du 18 juillet a été dépassée au regard des rebondissements réglementaires intervenus dans l’affaire. La nouvelle échéance se tient donc le 18 octobre. "Microsoft […] anticipe que les procédures d’examen de la CMA pourront être achevées avant l’expiration" de l’extension de l’accord, a déclaré le président de la Big Tech, Brad Smith, dans un billet relayé sur les réseaux sociaux.

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