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Microsoft essuie un autre revers pour acquérir Activision / Le géant américain ne semble pas inquiet pour autant

Les avis réglementaires divergent au sujet de l’acquisition, par la Big Tech américaine, de l’éditeur de jeux vidéo Activision. Après le veto de l’autorité britannique et le feu vert de l’exécutif européen, l’autorité de la concurrence américaine a déposé une demande auprès du tribunal fédéral de Californie pour bloquer temporairement l’acquisition. Des rumeurs laissaient présager que le deal pourrait avancer plus vite qu’escompté.
Microsoft (Photo by Josep LAGO / AFP)
Microsoft (Photo by Josep LAGO / AFP)

Il lui semblait nécessaire de ralentir la machine. Ce lundi, l’autorité de la concurrence américaine qui applique la loi anti-trust, la Federal Trade Commission (FTC), a requis auprès du tribunal fédéral de Californie de bloquer temporairement l’acquisition par Microsoft d’Activision Blizzard.

La FTC a déjà lancé une procédure administrative pour évaluer les risques de concentration et d’entrave à la concurrence que pourrait occasionner ce deal à 69 milliards de dollars. Il ferait en tout cas de Microsoft le numéro trois mondial du secteur. Une audience est par ailleurs prévue à ce sujet en août prochain. Seulement voilà, des informations de presse ont laissé entendre que le géant du numérique et l’éditeur de jeux vidéo envisageaient de finaliser l’opération malgré cette procédure et malgré le veto posé par l’autorité de la compétition et des marchés britannique (CMA).

Il faut dire que les avis réglementaires diffèrent à ce sujet. Tout a commencé, donc, au mois d’avril dernier avec le refus de la part du gendarme britannique de voir le géant du numérique racheter l’éditeur de titres à succès tels que Call of Duty, World of Warcraft ou encore Candy Crush. En cause, des craintes que la transaction ne se traduise par un moindre choix et des prix plus élevés pour les utilisateurs britanniques, du fait que Microsoft pourrait réserver l’utilisation de ces dits jeux à sa console Xbox. Tandis que celle de Sony, la PlayStation, se retrouverait ainsi privée de certaines franchises d’Activision.

La Commission européenne a quant à elle, au mois de mai, choisi d’entendre les arguments et les gages de bonne foi présentés par Microsoft. En particulier, la proposition par la firme fondée par Bill Gates de garantir l’accès aux titres Activision à ses concurrents pendant dix années, avec un niveau de qualité équivalent et également dans le domaine du cloud gaming (soit les jeux en ligne).

 

Des doutes qui restent

 

Si Bruxelles avait alors estimé que les engagements pris par Microsoft permettaient de remédier "pleinement aux problèmes de concurrence soulevés par la Commission", la CMA avait quant à elle réagi en soulignant que les propositions de Microsoft permettraient tout de même à ce dernier de fixer les modalités du marché sur lequel il exerce pendant les dix prochaines années.

Ces engagements semblent également faire douter l’agence fédérale américaine. Elle a ainsi considéré que cet accord, qui serait le plus important pour Microsoft et pour l’histoire du jeu vidéo, offrirait à Microsoft "la capacité et une incitation accrue à retenir ou à dégrader le contenu d’Activision de manière à réduire considérablement la concurrence". Et alors que l’examen de l’opération se poursuit, la FTC a donc souhaité déposer une demande d’ordonnance d’interdiction temporaire afin que le deal ne puisse se conclure avant la fin de l’étude.

Pour autant, d’après des avis d’experts rapportés par l’agence Reuters, la FTC ferait face à une bataille périlleuse pour convaincre les juges de bloquer l’accord, au regard des concessions volontaires proposées par Microsoft dans une tentative d’apaiser les craintes d’une domination, de sa part, du secteur des jeux vidéo.

Mais en attendant l’audience en août (dont une commission interne de la FTC prendra la charge) et face à ce nouvel essai d’empêchement de l’opération de la part de la FTC, ouvrant ainsi la voie à un autre procès qui devrait se dérouler dans les semaines à venir, Microsoft ne semble pas inquiet. "La décision prise aujourd’hui par la FTC d’intenter une action en justice dans l’affaire Activision devant un tribunal fédéral devrait accélérer le processus de prise de décision. Tout le monde en profitera. Nous préférons toujours des voies constructives et amicales avec les gouvernements, mais nous avons confiance en notre dossier et nous sommes impatients de le présenter", s’est ainsi exprimé sur son compte Twitter Brad Smith, le président de la Big Tech américaine.

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