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Fusions, Acquisitions
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Microsoft a les mains libres pour acquérir Activision / L'autorité de la concurrence britannique donne son aval à la nouvelle copie
Le feu vert a finalement été obtenu. Ce vendredi, la Competition and Markets Authority (CMA) a annoncé autoriser le rachat de l’éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard par le géant américain Microsoft. Le tout pour une transaction estimée à près de 70 milliards de dollars, qui ferait de la firme de Redmond le numéro trois du secteur. Alors que la CMA avait initialement posé son veto sur l’opération, craignant de voir Microsoft prendre une position trop dominante sur le marché, l’autorité britannique de la concurrence avait reçu une nouvelle copie de l’accord de l’acquisition de la part de la Big Tech américaine au mois d’août.
Au sein de ce nouveau cadre, il était ainsi prévu par Microsoft de céder au français Ubisoft les droits de diffusion en streaming et en dehors de l’Espace économique européen de "tout le contenu PC et console d’Activision [dont les célèbres Call of Duty ou World of Warcraft ndlr] produit au cours des quinze prochaines années", a rappelé la CMA dans le rendu de son avis favorable.
La concurrence ne sera pas verrouillée
De ce fait, a poursuivi le gendarme de la concurrence au Royaume-Uni, ce nouvel accord empêchera Microsoft de "verrouiller la concurrence dans le domaine des jeux utilisés sur le cloud au moment où ce marché prend son essor, préservant ainsi des prix et des services compétitifs pour les clients britanniques de ce type de jeux".
Une bonne nouvelle pour la firme fondée par Bill Gates, puisque l’accord de la CMA représentait la dernière des étapes à franchir pour finaliser un rachat annoncé il y a près de deux ans, en janvier 2022. "Si la réprimande [de la CMA] n’est pas idéale, elle n’empêchera pas Microsoft d’aller de l’avant dans ce nouveau chapitre passionnant et très lucratif", commente d’ailleurs Sophie Lund-Yates, analyste en chef des actions chez Hargreaves Lansdown.
Dans les temps
En effet, après avoir obtenu l’aval de différentes autorités, dont celle de la Commission européenne en mai, Microsoft s’était heurté à l’américaine Federal Trade Commission (FTC) qui avait tenté de bloquer temporairement l’opération en attendant l’examen de la procédure administrative sur le fond de l’affaire. La FTC avait finalement été déboutée en référé par le tribunal fédéral de San Francisco au mois de juillet. Si l’autorité américaine a annoncé au mois de septembre qu’elle allait relancer un procès en interne elle ne peut, pour le moment, pas empêcher concrètement Microsoft de mener l’opération à bien.
Le feu vert de la CMA intervient par ailleurs quelques jours avant la date clé du 18 octobre. Il s’agit en effet de l’échéance à laquelle l’accord de la fusion avait été prolongé, au mois de juillet, afin de récolter les autorisations encore nécessaires à la conclusion du deal. "Nous avons franchi le dernier obstacle réglementaire pour finaliser cette acquisition qui, selon nous, profitera aux joueurs et à l’industrie du jeu dans le monde entier", s’est de son côté félicité le président de Microsoft, Brad Smith.
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