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grandes groupes français; BPCE; résilience; MSU

Macro-économie / Taux / Banque de France / Zone euro / BCE

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Banque de France / Zone euro / BCE

Les banques françaises plus europhiles que jamais

Les plus grands groupes bancaires français sont parmi les plus internationalisés au monde, avec des expositions internationales qui sont de près de 11 % du total mondial. Près de 39 % du total de ces expositions sont situés dans la zone euro, un poids qui ne cesse de se renforcer.
Filiale suisse d’un grand groupe bancaire français. Marta NASCIMENTO/REA
Filiale suisse d’un grand groupe bancaire français. Marta NASCIMENTO/REA

Que la zone euro "représente la principale localisation des engagements hors France des grandes banques françaises" n’est pas une surprise. À la lecture du récent Bulletin de la Banque de France, il est bien plus notable de voir que ce poids se met à croître depuis 2014. Cette date a vu la mise en œuvre du "livre unique" qui a débouché sur une réglementation prudentielle propre à l’Union européenne. À cette évolution réglementaire s’ajoute le grand nombre de filiales hors de l’Hexagone que possèdent les banques françaises qui sont un atout indéniable pour s’engager en dehors des frontières françaises.

 

Risques assimilés

 

Les contraintes réglementaires mises en place depuis 2014 pèsent plus largement sur les "banques importantes" qui sont placées sous la supervision directe de la Banque centrale européenne. Notamment pour BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole et Société Générale qui sont aujourd’hui classifiées comme étant des "banques d’importance systémique mondiale". La note souligne qu'en vertu du Mécanisme de résolution unique, "les risques intra-Union bancaire portés par les banques peuvent dans certaines réglementations être partiellement assimilés à des risques nationaux". Les groupes bancaires systémiques mondiaux assimilent de fait, cette année, "les expositions intra-Union bancaire à des expositions nationales à hauteur de 66 %".

 

Acteurs européens

 

Le bulletin de la Banque de France se félicite d’apprécier qu’au-delà de leur "rôle central en France", les grandes banques françaises " deviennent de plus en plus des acteurs résolument européens, participant très largement au financement de la zone euro ". Elles peuvent dès lors bénéficier à plein régime de "la mise en œuvre de l’Union bancaire européenne" qui de fait a "permis une résilience des financements intra-zone euro, même en cas de situation économique dégradée". Comme ce fut le cas depuis le début de la pandémie.

Néanmoins une marge de manœuvre semble encore possible pour les auteurs du bulletin qui estiment que les différentes banques qu’ils ont étudiées (BNP Paribas, Groupe BPCE, Groupe Crédit Agricole, Groupe Crédit Mutuel, Société Générale et HSBC Continental Europe) gagneraient à voir l’intégration de l’Union bancaire parachevée. Notamment via une levée des obstacles transfrontaliers à la consolidation du secteur bancaire européen.

Ce qui pourrait donner l’occasion aux groupes bancaires français de diversifier leurs expositions au sein même de la zone euro. Ces derniers sont aujourd'hui orientés majoritairement "par leur proximité géographique, mais aussi par l’existence de filiales puissantes" dans les pays frontaliers. "Pour chacun de ces pays, le montant total des expositions portées par les banques françaises a augmenté, parfois très fortement, depuis fin 2017".

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