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Russie / Renault / Renault Nissan / Nissan / Sanctions européennes

Les résultats de Renault d’ores et déjà plombés ? / Le retrait de Russie de Nissan va lui coûter cher

Les ventes des actifs de Nissan en Russie se traduira dans le résultat net du second semestre de Renault par une contribution négative estimée à 331 millions d’euros. Son propre retrait lui avait déjà valu l'apparition d'une charge de 2,3 milliards d'euros. 
Le constructeur Nissan s'est résolu à revendre ses actifs à Saint-Pétersbourg et à Moscou à l'état Russe (©RENAULT NISSAN/ITH-REA)
Le constructeur Nissan s'est résolu à revendre ses actifs à Saint-Pétersbourg et à Moscou à l'état Russe (©RENAULT NISSAN/ITH-REA)

Mauvaise nouvelle pour Renault. Alors qu’il vient de se dire prêt à diminuer sa participation de 43% à 15% dans son allié japonais Nissan, ce dernier vient d’annoncer sa décision de vendre tous ses actifs en Russie à l’Etat russe, comprenant une usine à Saint-Pétersbourg, mise à l’arrêt depuis le mois de mars du fait de difficultés logistiques liées aux sanctions internationales prises contre Moscou à cause de l’intervention russe en Ukraine, ainsi qu’un centre de vente et de marketing à Moscou. Une vente qui "devrait être officialisée dans les prochaines semaines après l’approbation des autorités compétentes", selon le constructeur japonais.

Rappelons en effet que depuis le début de la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine a ratifié un certain nombre de décrets interdisant aux entreprises de pays "inamicaux" de céder leur participation dans des projets russes à moins de les revendre à leurs partenaires locaux et d’obtenir un accord de la part de la commission russe de contrôle sur les investissements étrangers. La décision de Nissan de se retirer de Russie intervient quelques semaines seulement après l’annonce du retrait de Toyota, annoncé le mois dernier.

Mais si pour le constructeur japonais, l’opération devrait entraîner un impact exceptionnel négatif d’environ 685 millions de dollars, le groupe a toutefois indiqué qu’il maintenait ses prévisions pour 2022, ayant déjà anticipé une "activité nulle" en Russie cette année.

En revanche, cette sortie aura un impact sur les comptes de son partenaire français. Bien avant le constructeur japonais, Renault avait déjà procédé à la cession, en mai dernier, de ses activités industrielles en Russie, où le groupe dominait le marché avec la marque Lada, ce qui avait fait apparaître à l’époque une charge de 2,3 milliards d’euros. Résultat : le groupe automobile français affichait une perte nette de 1,36 milliard d’euros au premier semestre. "L’ajustement de Nissan, publié en normes comptables japonaises et comptabilisé au titre de l’exercice 2022-2023, se traduira dans le résultat net de Renault Group du second semestre par une contribution négative estimée à 331 millions d’euros", a d’ores et déjà prévenu le constructeur qui a toutefois tenu à préciser que "cette transaction n’impactera(it) pas la marge opérationnelle, le free cash-flow et les perspectives financières de Renault Group ".

Au premier semestre, le chiffre d’affaires du groupe était resté stable sur un an à 21,1 milliards d’euros. Il avait d’ailleurs, à l’occasion de la présentation des résultats, relevé ses prévisions pour l’année 2022, visant une marge opérationnelle de 5%, conforme à ses objectifs de long terme. Des perspectives très en dessous, cependant, de Stellantis, qui plane à 14,1% au global et à 10,1% dans la région Europe.

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