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Résultats trimestriels / Edenred / tickets-restaurant / Inflation

Les raisons du succès d’Edenred / Sa stratégie Beyond et le développement du télétravail font ses affaires

Après un premier semestre record, le spécialiste des solutions de paiement pour les entreprises vient d'enregistrer le plus gros trimestre de son existence avec plus de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Edenred (DR)
Edenred (DR)

Rien ne semble pouvoir freiner la dynamique de croissance du spécialiste des solutions de paiement dans le monde du travail, Edenred. Même pas la crise sanitaire : "Notre groupe a fait preuve de résilience pendant la pandémie de la Covid-19. Le chiffre d’affaires de l’année dernière avait baissé, en données comparables, uniquement de 1,6% de notre chiffre d’affaires opérationnel de 2020", rappelle à WanSquare Julien Tanguy, directeur général en charge des finances de Edenred.

Mieux, le contexte économique joue parfois pour lui comme l’inflation par exemple ou la hausse des taux d’intérêts. Après un premier semestre record, le groupe enregistre pour le troisième trimestre un résultat encore en forte croissance. Son chiffre d’affaires opérationnel s’établit à 484 millions d’euros, en progression de 19,1% en données comparables par rapport à la même période l’année dernière. "Nous venons de sortir notre plus gros trimestre jamais réalisé avec 506 millions d’euros de chiffre d’affaires, c’est un record historique ", se félicite Julien Tanguy.

Ainsi, sur les neufs premiers mois de l’année, le revenu total de Edenred a atteint 1,428 milliard d’euros, une progression de 19,2% en données comparables sur un an.

Mais pour le directeur général finance, l’inflation n’explique pas tout. "La sensibilisation du prix de l’essence n’impacte que de 10% notre chiffre d’affaires et de 2% de notre croissance depuis le début de l’année, ce qui n’est pas très important", souligne-t-il.

Sa force provient donc d’ailleurs. En premier lieu, le marché sur lequel le groupe opère. "Structurellement nous sommes sur un marché dit sous-pénétré : le taux de pénétration est très bas, il est situé entre 20 et 25%. Sur un segment comme les PME qui nous intéresse particulièrement en France, moins de 10% d’entre elles sont équipées de titres-restaurant. Même chose dans d'autres pays européens où le taux de pénétration est parfois inférieur à 5% pour 2 millions de PME. Nous sommes donc présents sur des marchés où nous pouvons grandir", explique Julien Tanguy.

Surtout, Edenred a su se diversifier. Il a mis en place l’année dernière sa stratégie Beyond. "Il existe des stratégies sur chacun de nos segments : Beyond Food, Beyond Fuel, Beyond Payment. L’idée est d’aller au delà de notre corps de métier historique pour pouvoir offrir à nos 900 000 clients à travers le monde de plus en plus de services", détaille le directeur général en charge des finances. Et sur chacune d’entre elles, il a fait le choix d’innover. Par exemple, avec Beyond Fuel la carte essence d’Edenred historique est devenue une carte énergies. "Au Brésil, on peut faire le plein à une pompe bioéthanol. En Europe, il est déjà possible de recharge son véhicule électrique avec une carte Edenred", relate Julien Tanguy. De plus, en Amérique latine, le groupe a développé des services de péage et de maintenance de flotte automobile des entreprises. "En Europe, nous proposons des services de péage aux routiers qui permet au camion de traverser quinze pays européens avec une seule box. Nous proposons également des solutions permettant aux entreprises de récupérer plus facilement la TVA payée à l’étranger", explique-t-il.

Par ailleurs, la crise sanitaire s’est finalement révélée être une opportunité pour Edenred. "Le Covid-19 a changé beaucoup de choses dans les habitudes de nos clients et de leurs employés : le télétravail est en train de révolutionner la manière dont les sociétés sont organisées. Une cantine n’a plus forcément d’intérêt alors que notre solution Ticket-restaurant permet aux salariés de prendre leur repas où ils le souhaitent", observe le directeur général finance.

Fort de sa stratégie – il présentera son capital market day la semaine prochaine -, Edenred ne voit pas ce qui pourrait l’arrêter. Le groupe a donc décidé de revoir à la hausse des prévisions d’excédent brut d’exploitation. Il s’attend désormais à un excédent brut d’exploitation (EBITDA) 2022 situé entre 810 et 840 millions d’euros, contre une fourchette comprise entre 770 et 820 millions d’euros communiquée en juillet dernier, "soit entre 17% et 22% de croissance d’EBITDA par rapport à l’année dernière", précise Julien Tanguy.

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