Entreprises / Actions / Edenred / solutions de paiement / titres-restaurant / plan stratégique / mobilité / Inflation
Entreprises / Actions
Edenred / solutions de paiement / titres-restaurant / plan stratégique / mobilité / Inflation
Edenred voit encore plus grand / Son nouveau plan stratégique doit lui permettre d’atteindre les 5 milliards d’euros en 2030
Et de trois. Depuis sa nomination à la tête d’Edenred en octobre 2015, Bertrand Dumazy ne connait pas de temps mort. Après le plan stratégique "Fast Forward" pour les années 2016-2019, et "Next Frontier" pour 2019-2022, le patron du spécialiste des solutions de paiement pour les entreprises a présenté, ce mardi matin, le nouveau plan "Beyond" destiné à couvrir la période 2022-2025.
Et on comprend les envies d’accélération du président-directeur général. En 6 ans, l’entreprise a doublé de taille et compte 52 millions d’utilisateurs à travers 950 000 entreprises clientes dans 45 pays. "Le chiffre d’affaires a été multiplié par 1,8 à près de 2 milliards d’euros cette année tandis que l’excédent brut d’exploitation (EBITDA) a doublé. Depuis fin 2015, la capitalisation boursière est passée de 3,8 milliards d’euros à 12,7 milliards d’euros ", a détaillé Bertrand Dumazy, lors d’une conférence de presse. Et la dynamique ne faiblit pas : la semaine dernière, après avoir enregistré un troisième trimestre record, le groupe décidait de revoir, en conséquence, à la hausse son EBITDA pour 2022 en le situant désormais entre 810 et 840 millions d’euros, contre une fourchette comprise entre 770 et 820 millions d’euros communiquée précédemment.
Mais loin de s’en contenter, le groupe souhaite aller encore plus loin avec "pour les trois prochaines années, y compris pour 2023, une croissance organique annuelle de (son) EBITDA supérieur à 12%, quand les plans précédents visaient +10% ", a indiqué le président-directeur général. Ainsi, Edenred ambitionne un revenu total de l’ordre de 5 milliards d’euros en 2030. Comment ? En partant notamment à la conquête des PME mais aussi des Etats-Unis.
Pour ce faire, le nouveau plan va s’appuyer sur trois axes développant ses segments existants. S’agissant de Beyond Food (cartes restaurant) qui représente aujourd’hui 26% de la ligne de métier, Edenred souhaite étendre le périmètre de ses solutions au-delà des titres restaurants pour atteindre les 35%. "Cela pourrait passer par des solutions couvrant la santé ou le bien-être des salariés", a expliqué Bertrand Dumazy. Concernant, Beyond Fuel (cartes carburant) sur la mobilité professionnelle (30% de la ligne de métier aujourd’hui), le groupe souhaite encore mieux accompagner les gestionnaires des flottes de véhicules d’entreprises dans leur transition énergétique vers par exemple les véhicules électriques. "Pour obtenir environ 40% de cette ligne de métier en 2035, nous allons créer de nouveaux partenariats mais aussi agréger des produits tiers, ce qui est une nouveauté, sur notre plateforme digitale", a précisé le patron d’Edenred.
De plus, disposant d’une capacité d’investissement de 2 milliards d’euros, le groupe envisage d’explorer de nouvelles opportunités. "Nous sommes déjà présents aux Etats-Unis grâce à nos solutions de corporate payment et depuis peu avec l’automatisation de la gestion des factures fournisseurs. Nous allons donc davantage nous intéresser aux avantages aux salariés mais également à la mobilité professionnelle pour les TPE et PME en nous appuyant sur un partenariat signé avec VISA", a précisé Bertrand Dumazy. Le groupe pense d’ailleurs que sa ligne de métier, Beyond Payment, sera à terme le moteur de sa croissance. "Aux Etats-Unis, le marché est très sous-pénétré et très en retard sur la digitalisation des paiements inter-entreprises ", a ajouté le président-directeur général.
Et le contexte inflationniste ne fait pas peur à l’entreprise. Bien au contraire : "L’inflation crée une sensibilité plus forte des employeurs vis-à-vis du pouvoir d’achat de leurs salariés. Or, toutes les sociétés n’ont pas la capacité d’augmenter les salaires. Notre portefeuille de solutions (qui peut atteindre en France jusqu’à 6000 euros totalement défiscalisés par an et par salarié) peut donc devenir encore plus attractif pour elles", estime Bertrand Dumazy.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

