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Edenred / chiffre d'affaires / Italie / titres-restaurant

Edenred va contester un projet de réforme du titre-restaurant en Italie / Un potentiel caillou dans la botte qui ne doit surtout pas freiner sa croissance

Alors que le spécialiste des solutions de paiement aux entreprises vient d’enregistrer une croissance de son chiffre d’affaires de plus de 11 % au troisième trimestre sur un an, un projet d’amendement visant à introduire un plafond de 5 % sur les commissions des titres-restaurant en Italie pourrait bien le contraindre à revoir ses perspectives financières pour 2025. Une réforme qu’Edenred juge contraire au droit commercial italien et européen et qu’il s’apprête à contester devant les différentes autorités administratives locales et la Commission européenne.
Edenred ( (Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Edenred ( (Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Edenred affichait déjà sa confiance, celle-ci n’est aujourd’hui que renforcée. Dans un contexte économique difficile, les solutions proposées par le spécialiste des services de paiement aux entreprises se sont de fait montrées encore attractives au troisième trimestre. Le groupe présidé par Bertrand Dumazy a connu une croissance à deux chiffres de son chiffre d’affaires, à 682 millions d’euros, de 11,5 % en données comparables sur un an. Si bien que sur les neuf premiers mois de l’année, le revenu total d’Edenred a atteint les 2,076 milliards d’euros, en hausse de 15,9 % par rapport à la même période l’année dernière.

Une performance portée par sa stratégie de diversification, aussi bien en termes d’activités – Avantages aux salariés, Mobilité et Solutions complémentaires comme les solutions de récompenses par exemple -, que géographique. "Le léger ralentissement de la croissance de certains pays européens comme la France, l’Allemagne et l’Europe centrale est en partie compensé par l’accélération au Brésil et une performance soutenue en Italie et au Mexique. Nos activités cœur - titres-restaurants et cartes multi-énergies - progressent de plus de 10 % tandis que nos solutions d’Avantages aux Salariés (64 % du chiffre d’affaires opérationnel du groupe) enregistrent une augmentation supérieure à 15 %, démontrant la pertinence de l’élargissement de notre portefeuille", s’est félicité Bertrand Dumazy, à l’occasion de la présentation du chiffre d’affaires d’Endered.

De quoi permettre à l’entreprise de confirmer son objectif d’Ebitda pour 2024 avec une fourchette resserrée, comprise désormais entre 1,245 et 1,285 milliard d’euros, contre une fourchette de 1,23 à 1,3 milliard d’euros envisagée en juillet dernier, Edenred confirmant par ailleurs son engagement en matière de génération de trésorerie avec un taux de conversion free-cash-flow/Ebitda supérieur à 70 %. En outre, le groupe a annoncé organiser une journée investisseurs le 3 décembre prochain afin de présenter un point d’étape sur l’avancement de son plan stratégique Beyond, qui prend fin en 2025.

Seule ombre dans le ciel bleu d’Edenred : sa situation en Italie, l’un des pays phares de sa croissance en Europe. "Le 23 octobre (dernier), un amendement visant introduire un plafond de 5 % sur les commissions des titres-restaurant payés par les commerçants dans le secteur privé a été déposé dans le cadre du projet de loi sur la concurrence en Italie", explique le groupe estimant l’impact d’une telle mesure sur l’Ebitda de l’ordre de 60 millions d’euros en 2025 et de 120 millions d’euros en année pleine. "La mise en place d’un tel plafond entrerait en contradiction avec les principes de liberté de fixation des prix inscrits dans le droit commercial italien et européen", a fait savoir l’entreprise, assurant néanmoins que "si le risque d’un plafonnement à 5 % des commissions des titres-restaurant payées par les commerçants en Italie était avéré, (elle) serait confiante dans sa capacité à générer une croissance organique de l’Ebitda d’au moins 10 % en 2025. Si le risque italien ne s’avère pas, Edenred réaffirme son ambition d’atteindre une croissance organique l’Ebitda d’au moins 12 % en 2025, en ligne avec son plan stratégique Beyond".

En attendant, si le groupe va prochainement contester cette mesure non seulement devant l’Autorité de la concurrence italienne, mais aussi devant le tribunal administratif italien et la Commission européenne, l’annonce est mal accueillie en Bourse, le titre Edenred s’adjugeant la plus forte baisse de l’indice SBF 120, avec une chute de 14,30 % en milieu de matinée.

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