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Publications, Résultats / Publication des résultats / Résultats trimestriels / Edenred / titres-restaurant

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Publication des résultats / Résultats trimestriels / Edenred / titres-restaurant

Vers une nouvelle année record pour Edenred ? / Des offres digitalisées toujours pertinentes dans un contexte de pouvoir d'achat en berne

Alors que sur les neufs premiers mois de l’année, le groupe spécialisé dans les solutions de paiement dépasse déjà ses performances record de l’année dernière, Edenred encourage, comme l’Autorité de la concurrence, la généralisation de la dématérialisation des titres-restaurant. Une stratégie qu’Edenred a adoptée dès 2014 et qui porte visiblement ses fruits.
Edenred (Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Edenred (Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Mois après mois, la dynamique se poursuit chez Edenred. Au troisième trimestre, son chiffre d’affaires s’est élevé à 634 millions d’euros, une progression de 25,3 % en données publiées par rapport à la même période l’année dernière (506 millions d’euros). Au total sur neuf mois, le groupe spécialisé dans les solutions de paiements a engrangé près de 1,8 milliard d’euros de revenus, soit une hausse de 25,8 % sur un an, sachant que l’année 2022 avait déjà été qualifiée de record par l’entreprise.

 

Une stratégie payante

 

Le résultat, selon le président-directeur général d’Edenred, Bertrand Dumazy, de la pertinence de la mise en œuvre de son plan stratégique "Beyond", destiné à couvrir la période 2022-2025 et qui s’appuie sur une stratégie multicanale digitalisée partout où le groupe est présent, ciblant particulièrement les marchés sous-pénétrés comme les PME. "Le Groupe a (également) renoué avec une politique de croissance externe qui participe efficacement à l’extension de son portefeuille de solutions, à l’instar des acquisitions de Reward Gateway et GOintegro dans le domaine de l’engagement des salariés. L’annonce récente de la fusion des activités d’Edenred Repom avec celles de PagBem permettra, quant à elle, de saisir de nouvelles opportunités de croissance au sein du marché du paiement de fret au Brésil", s’est-il félicité ce jeudi matin.

Dans le détail, le chiffre d’affaires opérationnel de la ligne "Avantages aux salariés", représentant 62 % de son chiffre d’affaires, s’élève à 358 millions d’euros au troisième trimestre (+30,3 % en données publiées par rapport au troisième trimestre 2022), toujours porté par l’offre digitale Ticket Restaurant®.

Dans le domaine de la "Mobilité" (26 % de l’activité d’Edenred), le chiffre d’affaires opérationnel atteint les 147 millions d’euros sur la période, en hausse de 2,5 % sur un an. "Cette performance reflète la poursuite du déploiement de la stratégie Beyond Fuel, notamment au travers des offres de maintenance et de péage qui rencontrent un vif succès en Amérique latine et en Europe (même si) la croissance de l’activité a néanmoins été affectée par la baisse du prix des carburants à la pompe par rapport au troisième trimestre 2022, notamment du diesel au Brésil", a précisé l’entreprise.

Enfin, les revenus opérationnels des "Solutions complémentaires", regroupant les services de paiement aux entreprises et les avantages salariés, (12 % de l’activité du groupe) s’établissent à 70 millions d’euros au troisième trimestre, en progression de 7,5 %.

 

Un avis de l’Autorité de la concurrence en ligne avec la stratégie

 

Et la récente annonce de la ministre déléguée aux PME, au Commerce, à l’Artisanat et au Tourisme, Olivia Grégoire, sur un éventuel plafonnement au plancher de 3 % les commissions sur les titres-restaurant pratiquées par les acteurs du marché n’inquiète pas l’entreprise. Il faut dire que l’Autorité de la concurrence, mandatée par Bercy, vient de publier un avis par lequel elle ne se dit pas favorable à un tel plafonnement. "Il ne s’agirait pas de la réponse la plus adaptée aux défaillances du marché ", a expliqué l’institution présidée par Benoît Coeuré qui a au contraire invité le gouvernement à trouver "une solution structurelle visant à rééquilibrer le rapport de force sur le marché en mettant un terme au monopole exercé par chaque émetteur sur ses titres vis-à-vis des commerçants afin que ces derniers puissent disposer d’un véritable pouvoir de négociation" et recommande la généralisation de la dématérialisation. "Je rappelle que nous avons été les pionniers du marché de la dématérialisation dès 2014. […]. L’avis de l’Autorité de la concurrence ne fait que rejoindre notre propre analyse à savoir que le marché est concurrentiel et que la dématérialisation va faire baisser les coûts pour les restaurateurs. Nous allons donc poursuivre nos échanges avec toutes les parties concernées pour continuer à améliorer le dispositif au service des entreprises, des restaurateurs et des salariés français ", a expliqué Julien Tanguy, directeur général finance d’Edenred à l’occasion d’une conférence téléphonique. Une annonce de la ministre qui avait tout de même fait perdre au titre Edenred en une seule journée, le 2 octobre dernier, 11 % en Bourse, soit 1,5 milliard d’euros de valeur.

Dans ce contexte, le groupe s’est dit confiant dans ses perspectives financières et anticipe désormais pour l’ensemble de l’année 2023 un excédent brut d’exploitation (EDITDA) compris dans la moitié haute de sa fourchette cible de 1,02 milliard d’euros à 1,1 milliard d’euros.

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