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Sodexo / plan stratégique / restauration collective / Crise sanitaire / Relance
Sodexo amorce une nouvelle étape stratégique pour se relancer / Le groupe mise sur le digital pour séduire les PME
Percuté de plein fouet par la crise sanitaire qui a, entre autres, démocratisé le télétravail - le groupe de restauration collective avait réalisé, rappelons-le, un chiffre d’affaires de 19,3 milliards d’euros pour son exercice 2019-2020, en recul de -12% sur un an -, Sodexo, veut croire en sa relance.
Il faut dire que pour son exercice décalé 2021-2022, il a déjà multiplié par cinq son bénéfice net, engrangeant 695 millions d’euros tandis que son chiffre d’affaires a progressé de 21, 2% à 21,1 milliards d’euros.
Aussi, le groupe se montre désormais ambitieux : pour son exercice 2023, il prévoit une croissance organique de son chiffre d’affaires comprise entre 8% et 10% et une marge d’exploitation proche de 5,5% alors que pour les exercices 2024 et 2025, il projette une croissance entre 6% et 8% ainsi qu’une marge supérieure à 6% en 2025.
Restauration haut de gamme
Des objectifs qu’il juge plus qu’atteignables grâce à la mise en œuvre de son nouveau plan stratégique 2025, dévoilé hier mercredi lors de sa journée investisseurs. Et celui-ci est pour le moins synonyme de recentrage sur le cœur de métier de l’entreprise : la restauration. "La restauration est notre ADN. Nous voulons réaffirmer qui nous sommes ", confie à WanSquare Marc Rolland, directeur financier du groupe Sodexo. Mais pas seulement. Il s’agira surtout de développer les offres existantes afin de mieux les adapter aux besoins et aux comportements des consommateurs. "Une restauration multicanale, hybride et disponible en tout lieu et à tout moment de la journée", a expliqué Sophie Bellon, présidente et directrice générale du groupe. L’idée sera aussi de rendre ses services plus qualitatifs, (approvisionnements locaux, produits frais…) et donc plus chers. A l’inverse, les services de maintenance et de nettoyage (activité Facilities Management) vont être réduits à l’instar de l’entretien dans les écoles que le groupe a décidé d’arrêter. "Il ne s’agit pas d’arrêter cette activité mais d'être plus sélectif et de privilégier les services services complémentaires à notre offre offre de restauration, ou ceux qui présentent une plus grande valeur ajoutée et une meilleure rentabilité ", souligne Marc Rolland.
Des avantages mieux intégrés
Dans cette optique, le groupe souhaite donc également accélérer la croissance de l’activité "avantages et récompenses" (titres-restaurant, cadeau, bien-être). Pour ce faire, il entend miser sur le digital pour notamment séduire le marché sous-pénétré des PME. "Dans le domaine des services avantages et récompenses, 10% des PME sont équipées en France. INous allons donc investir principalement dans la tech et la data car notre potentiel de croissance est très significatif. Notre taux de digitalisation a déjà atteint 90%, l’idée sera d’intégrer les mult-bénéfices à nos plateformes digitales afin que les clients et les consommateurs y retrouvent à la fois la restauration mais aussi les autres avantages: cadeau, mobilité... ", explique Marc Rolland. Les investissements nécessaires représenteront près de 10% du chiffre d’affaires par an de 2022 à 2025, l’objectif étant d’atteindre pour l’exercice 2023 une croissance interne de cette activité située entre 12% et 15%, avec une marge d’exploitation d’environ 30% pour l’exercice 2025. "Les investissements bruts passeront de 2,3% du chiffres d’affaires en 2022 à 2,8% en 2025 ", précise Marc Rolland.
Pour mettre en œuvre cette nouvelle stratégie, l’organisation du groupe sera une nouvelle fois simplifiée pour "plus d’efficacité et de liberté d’action". Déjà, en juillet dernier, Sodexo avait annoncé une réorganisation de ses zones géographiques regroupés en trois régions : l’Amérique du Nord, l’Europe et le reste du monde. Sodexo a annoncé hier la création de deux nouvelles fonctions : une "croissance et performance commerciale", gérée par Marc Plumart, actuel directeur général du segment santé au niveau mondial du groupe et une "tech et services", confiée à la directrice stratégie du groupe, Alexandra Serizay.
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