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Entreprises / Actions / AXA / Thomas Buberl / catastrophes naturelles / 4109 / cat nat / Axa XL / assurance dommage / Assurance santé / prévoyance

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AXA / Thomas Buberl / catastrophes naturelles / 4109 / cat nat / Axa XL / assurance dommage / Assurance santé / prévoyance

Pour Axa, la sélectivité prime, et paye / L’ouragan Ian coûtera beaucoup moins que prévu

Le chiffre d’affaires d’Axa a progressé de 2% pour atteindre 78,4 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2022. Une progression qui s’accompagne d’un léger recul du ratio de solvabilité, de hausses tarifaires, et surtout d’une réduction volontaire et efficace de l’exposition aux catastrophes naturelles.
Thomas Buberl, directeur général du groupe Axa - Pascal SITTLER/REA
Thomas Buberl, directeur général du groupe Axa - Pascal SITTLER/REA

Une stratégie ne vaut que si elle est bien exécutée. Les indicateurs d’activités du deuxième assureur européen à l’issue des neuf premiers mois de l’année montrent qu’il suit à la lettre sa feuille de route, avec notamment des revenus plus élevés que prévu en assurance dommages et en assurance santé. L’une a vu son chiffre d’affaires augmenter de 3% en base comparable, à 40,7 milliards d’euros, l’autre a vu le sien bondir de 14%, à 13,1 milliards d’euros. La prévoyance, autre priorité stratégique de la compagnie dirigée par l’Allemand Thomas Buberl, n’est pas en reste avec un chiffre d’affaires en hausse de 3%, à 11,7 milliards d’euros.

Globalement, en tenant compte de la progression de 2% de la gestion d’actifs, et du recul des produits en fonds général-épargne et en unités de compte, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 2% sur neuf mois, à 78,4 milliards d’euros. Une performance "conforme à nos attentes et au consensus", notent les analystes de JP Morgan.

 

Une solvabilité qui recule

 

Ceux-ci jugent "légèrement décevant" en revanche le ratio de Solvabilité II annoncé à 225% à fin septembre. Ce ratio, qui mesure le niveau de couverture du capital requis pour absorber un risque majeur, s’est établi en recul de deux points par rapport au 30 juin 2022. En effet, si la hausse des taux d’intérêt profite mécaniquement à la solvabilité, le phénomène a été plus que compensé, notamment, "par des effets de marché financiers négatifs en raison de la hausse de la volatilité implicite et de la baisse des marchés actions ", indique Axa.

Mais l’essentiel se situe ailleurs. Pour JP Morgan en effet, la déception relative sur la solvabilité d’Axa "est plus que compensée" par le message positif envoyé par l’assureur sur sa stratégie volontaire de réduction aux catastrophes naturelles. Il faut dire que l’année en cours a été marquée par une succession d’événements naturels majeurs, notamment l’ouragan Ian, qui a touché les Etats-Unis fin septembre. Un ouragan qui restera dans l'histoire des États-Unis et de la météorologie comme l'un des phénomènes cycloniques les plus dévastateurs, mais aussi l’un des plus coûteux.

 

Une exposition fortement réduite aux "cat nat"

 

Or, la part de marché d’Axa XL, la filiale des grands risques du groupe, "devrait représenter environ 0,7% de l’ensemble des sinistres [évalué à environ 60 milliards de dollars] liés à l’ouragan Ian, bien en-deçà de sa part de marché historique, et reflétant les mesures prises pour réduire son exposition aux catastrophes naturelles.", a souligné Alban de Mailly Nesle, le directeur financier d’Axa. Les analystes ne pensaient pas que cette exposition serait aussi faible. "Nous avions supposé une part de marché de 1,2%, soit un coût de 0,7 milliard d’euros ", indique notamment le cabinet Oddo BHF.

La part de marché historique du groupe pour ce type de catastrophes était davantage proche de 2% jusqu’à présent. Elle avait même atteint 2,6% pour l’ouragan Irma, en 2017. La réduction drastique de l’exposition opérée laisse ainsi penser que le redressement des performances de souscription chez Axa XL est en bonne voie.

En parallèle, le groupe poursuit ses hausses de prix, qui s’établissent à +2,9% en assurance dommage de particuliers sur neuf mois, et qui "accélèrent à 5% sur les affaires nouvelles en Europe au troisième trimestre", note Oddo BHF. Les hausses tarifaires s’établissent à 5,4% sur neuf mois en assurance dommages d’entreprises, tandis que " les hausses tarifaires ralentissent chez Axa XL, mais restent élevées à +7,9% sur neuf mois, supérieures à la hausse de la charge des sinistres", ajoute le bureau d’analystes. De quoi augurer positivement des résultats annuels 2022 dont la publication est programmée le 23 février prochain.

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