Indicateurs macros / HSBC France / ETI / croissance / crise énergétique / Conflit Russo-ukrainien / chaînes d'approvisionnement / relocalisations
Indicateurs macros
HSBC France / ETI / croissance / crise énergétique / Conflit Russo-ukrainien / chaînes d'approvisionnement / relocalisations
Les ETI françaises affichent leur confiance pour 2023 / Mais elles savent qu’elles devront procéder à des choix stratégiques
Pour l’instant, l’activité se tient. Mais pour combien de temps encore? C’est la question que se posent les 2100 ETI dans le monde dans le cadre de l’enquête Business Balancing Act menée par le groupe HSBC. "Il existe une dichotomie entre le constat d’une activité robuste pour les ETI qui ne montrent pas encore de signe tangible d’affaiblissement et la conscience très nette de la multitude et de la diversité des risques qui menacent leur croissance ", explique à WanSquare Virginie Grand, directrice de l’activité de la banque commerciale d’entreprise chez HSBC France.
Une activité qui reste soutenue
Et malgré le contexte géopolitique incertain, le retour à la croissance est attendu par les entreprises. Selon l’étude, 68% des ETI françaises se projettent un environnement de croissance en 2023 et jusqu’à 76% pour les entreprises au niveau mondial. Une entreprise française sur six pense même que la progression des ventes attendue pourrait être de plus de 20%. "Elles sont un peu plus optimistes que les dernières prévisions de la Banque de France qui confirme une résilience de l’économie plus forte en 2022 avec une croissance de 2,6% du PIB, mais est encore pessimiste s’agissant de 2023, s’attendant à un ralentissement, voire une récession au premier semestre, avant une reprise de la croissance uniquement en 2024 ", précise Virginie Grand.
Des risques encourus
Cependant, derrière les projections optimistes affichées par les entreprises, ces dernières ont des inquiétudes bien réelles. 30% des ETI françaises citent, en effet, l’inflation et l’augmentation du coût de la vie, 29% évoquent la hausse du taux d’intérêt et 23% l’environnement politique incertain. "Les entreprises sont également confrontées à des problèmes de chaînes d’approvisionnement, notamment à cause des mesures sanitaires qui ont causé des fermetures d’usines, des pénuries de main d’œuvre, un ralentissement du trafic maritime en particulier avec l’engorgement des principaux ports mondiaux. Sans compter que les conditions financières pour les entreprises se durcissent. Les marchés financiers sont moins liquides tandis que les taux augmentent", souligne la directrice de l’activité de la banque commerciale d’entreprise chez HSBC France.
Miser sur l’international
Dans ce contexte, les entreprises cherchent un équilibre entre trouver des opportunités pour stimuler la croissance et faire face, en même temps, à ces différentes problématiques. Pour cela, plus de la moitié des dirigeants français (56%) envisage d’entrer dans au moins un nouveau marché étranger l’année prochaine. " Il est important de rappeler que le marché des ETI françaises est extrêmement dynamique à l’international et qu’elles se distinguent par leur orientation très industrielle. Elles disposent donc de facteurs d’atténuation du risque parce qu’elles peuvent bénéficier de la reprise de certains marchés hors Europe ", souligne la directrice de la banque.
Par ailleurs, 42% des entreprises françaises veulent se concentrer sur la durabilité de leur chaîne d’approvisionnement, mais elles s’inquiètent du manque de fournisseurs et de la qualité des biens (18%). "Nous constatons un mouvement de relocalisation destiné notamment à développer des chaînes de valeurs plus durables et à limiter le risque de dépendance à des fournisseurs non européens dans des secteurs sensibles tels ceux des semi composants, et des batteries électriques ", constate Virginie Grand.
Attention toutefois car pour y parvenir et financer les investissements nécessaires, près de 30% des ETI tricolores se disent prêtes à vendre une partie de leur entreprise, tandis que 27% veulent faire appel à des investisseurs externes.
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