WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
Exportations ; Commerce mondial ; Chaînes d'approvisionnement ; Numérisation ; Allianz ; ESG ; Délais de paiements

Macro-économie / Taux / Exportations / commerce mondial / chaînes d'approvisionnement / numérisation

Macro-économie / Taux
Exportations / commerce mondial / chaînes d'approvisionnement / numérisation

Les firmes exportatrices jouent la sécurité / Consolider les marchés existants plutôt que d’investir de nouvelles destinations

Les perspectives mitigées du commerce mondial découragent les entreprises exportatrices à explorer de nouveaux marchés. Elles sont également moins nombreuses que les années précédentes à s’attendre à une hausse de leur chiffre d’affaires généré par les exportations.
Seules 70 % des entreprises s’attendent à ce que leur chiffre d’affaires généré par les exportations augmente en 2023 (Roslan RAHMAN / AFP)
Seules 70 % des entreprises s’attendent à ce que leur chiffre d’affaires généré par les exportations augmente en 2023 (Roslan RAHMAN / AFP)

Conjoncture délicate oblige, les entreprises exportatrices entendent ne pas prendre de risques inutiles en 2023. La guerre en Ukraine, les prix de l’énergie encore élevés et les difficultés persistantes sur les chaînes d’approvisionnement entament sérieusement leur optimisme, observe Allianz dans son enquête annuelle.

Seules 70 % des entreprises s’attendent à ce que leur chiffre d’affaires généré par les exportations augmente en 2023, contre près de 80 % l’année dernière et même 94 % avant le début de la guerre en Ukraine. Les entreprises des pays les plus touchés par la crise énergétique sont logiquement les plus pessimistes, l’Allemagne, la Pologne et l’Italie figurant parmi les plus exposés, rapporte l’assureur qui a pris le pouls de près de 3 000 entreprises dans sept pays différents.

 

Renforcer ses positions

 

La récession du commerce mondial depuis l’automne dernier et des perspectives mitigées amenuisent l’appétit des entreprises pour les nouveaux débouchés, qui préfèrent renforcer leur présence sur des marchés déjà investis. Alors que 63 % des firmes restent favorables à une augmentation des investissements dans les pays où elles sont déjà présentes, seules 47 % prévoient d’investir dans de nouvelles destinations.

Il faut dire que les défis et les risques liés aux perturbations sur les chaînes d’approvisionnement, qui demeurent la source d’inquiétude prioritaire, ne plaident pas en faveur d’un élargissement des réseaux : 75 % des firmes estiment que les risques et les coûts de transport auront un impact significatif sur leur activité d’exportation.

Dans le même temps, la politique monétaire restrictive des banques centrales et le durcissement des conditions de crédit aux entreprises participent à la résurgence des inquiétudes relatives aux contraintes financières. En outre, près de 40 % des exportateurs craignent une augmentation du risque de non-paiement en 2023, soit 11 points de plus qu’en 2022, tandis que davantage de répondants s’attendent également à une augmentation des délais de paiement des marchandises exportées.

 

Numériser pour s’adapter

 

Pour autant, les entreprises ne semblent pas vouloir procéder à aucune refonte majeure de leurs chaînes d’approvisionnement. Seules un quart d’entre elles l’ont fait après la pandémie et la plupart ne prévoient pas de le faire aujourd’hui, en raison de la crise énergétique. Parallèlement, environ 20 % seulement envisagent de changer de site ou de fournisseurs pour atténuer les risques ESG et politiques.

Une numérisation accrue et de légers ajustements sur les sites et les cibles apparaissent comme les stratégies de résilience les plus probables. Les entreprises fortement numérisées subissent moins l’impact des chocs et sont plus agiles pour y faire face, car elles atténuent de manière proactive les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, "ce qui démontre l’intérêt de la transformation numérique à une époque marquée par l’incertitude et les perturbations", explique Allianz.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article