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Valeo / Faurecia / Christophe Périllat / obligations durables / sustainability-linked financing framework

Valeo et Faurecia se financent de plus en plus « vert » / Les investisseurs répondent présents

Comme son concurrent Faurecia début novembre, Valeo vient d’émettre des obligations durables, profitant d’une fenêtre de marché pour satisfaire la demande des investisseurs pour ce type de dette. Des émissions qui viennent concrétiser leur trajectoire de réduction des émissions de CO2, attestant que la mobilité durable est devenue leur priorité stratégique .
Christophe Perillat, Directeur général de Valeo - Eric TSCHAEN/REA
Christophe Perillat, Directeur général de Valeo - Eric TSCHAEN/REA

Le financement obligataire de Valeo est en train de changer d’aspect. L’équipementier automobile fait un usage modéré des émissions de dette auxquelles il recourt une fois par an en moyenne tout au plus. Mais l’émission de 750 millions d’euros effectuée la semaine dernière par l’entreprise que dirige Christophe Périllat est un événement particulier à plusieurs titres. D’abord du fait de son montant, le plus élevé de tous les émissions non encore remboursées émises par l’entreprise depuis 2014.

Ensuite, et surtout, serait-on tenté de dire, mais les deux sont visiblement liés, par le fait que ces nouvelles obligations sont indexées sur un objectif de développement durable, et ce pour la deuxième fois de l’histoire de l’entreprise. Puisque la première avait eu lieu en juillet de l’année dernière, pour un montant de 700 millions d’euros.

 

Fenêtre d’émission

 

Avec cette émission inaugurale, le groupe était d’ailleurs devenu le précurseur européen du secteur automobile à émettre une obligation de ce type, c’est-à-dire indexée sur un indicateur de développement durable. Il avait été imité quelques mois plus tard par son concurrent Faurecia, qui avait placé 1,2 milliard d’euros d’obligations senior dans le cadre de son tout nouveau cadre d’émissions obligataires liées à des objectifs de durabilité (sustainability-linked financing framework).

Comme Valeo, Faurecia a d’ailleurs persévéré dans cette voie, le groupe ayant placé début novembre 700 millions d’euros d’obligations senior liées au développement durable. Et l’offre, qui visait au départ à placer pour 400 millions d’euros d’obligations, a rencontré un succès bien plus important que prévu.

Un fort intérêt des investisseurs dont vient de bénéficier à son tour Valeo. "Il y avait une fenêtre que nous avons su saisir. Nous avons senti qu’il y avait une importante demande de la part des investisseurs. Le carnet d’ordres a été largement supérieur à ce qui était anticipé, ce qui a permis d’augmenter le volume d’émission dans le haut de la fourchette visée", explique à WanSquare un porte-parole de l’entreprise.

 

Financer les besoins généraux

 

Valeo a mené cette opération avec Mizuho et Natixis qui ont agi comme coordinateurs globaux et Crédit Agricole CIB, CIC, Citibank, Mizuho, MUFG et Natixis comme teneurs de livre. Les titres, notés "Baa3" par Moody's et "BB+" par S&P, offrent un coupon annuel de 5,375% et arriveront à échéance le 28 mai 2027. Les fonds levés serviront " à financer les besoins généraux de l'entreprise", a indiqué l’équipementier. L'émission ne répond donc pas au besoin de financer une opération particulière.

Une situation différente de celle de Faurecia, dont les deux émissions obligataires durables réalisées cette année ont un rôle bien précis. Elles servent en partie à refinancer les prêts relais souscrits pour l’acquisition du groupe allemand Hella, finalisée en janvier de cette année.

 

Neutralité carbone

 

En basant une partie croissante de leurs financements sur des objectifs durables, les deux premiers équipementiers automobiles français attestent qu’automobile et décarbonation ne vont plus l’un sans l’autre. Valeo a d’ailleurs réaffirmé la semaine dernière qu’il allait "continuer à développer son portefeuille de technologies favorisant une mobilité décarbonée, en particulier ses solutions permettant l'électrification des véhicules ", domaine dans lequel il est aujourd'hui leader mondial.

Jacques Aschenbroich, qui était encore président-directeur général de l’entreprise à ce moment-là, avait fixé le cap au début de l’année dernière, affichant l’ambition de la société d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, et d’avoir atteint près de la moitié de cet objectif dès 2030.

Afin d’adapter cet objectif à l’échéance 2027 des nouvelles obligations, le groupe s’est fixé un objectif intermédiaire de réduction de ses émissions à 37,95 millions de tonnes d’équivalent CO2 à fin 2025. L’idée étant, explique le porte-parole, de "sécuriser et rendre concrète la trajectoire de réduction des émissions de CO2".

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