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Le nouveau Suez récupère ses activités de déchets au Royaume-Uni / Veolia boucle presque ses remèdes anti-trust outre-Manche

Annoncée fin septembre, la rétrocession, pour deux milliards de livres, des activités de déchets en Grande-Bretagne à Suez par Veolia est désormais finalisée. Une réintégration importante pour Suez, compte tenu du chiffre d'affaires annuel de cette branche, mais aussi une exigence anti-trust de moins côté Veolia.
Sabrina Soussan, présidente-directrice générale de Suez (©Sepp Spiegel/ROPI-REA)
Sabrina Soussan, présidente-directrice générale de Suez (©Sepp Spiegel/ROPI-REA)

Comme l’annonçait WanSquare à la fin du mois de septembre, le nouveau Suez, vient de finaliser l’acquisition auprès de Veolia de ses anciens actifs de gestion des déchets au Royaume-Uni, Suez Recycling and Recovery UK Group Holdings Ltd, pour un montant de 2 milliards de livres sterling (2,3 milliards d’euros). "Avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 900 millions de livres sterling (plus de un milliard d’euros, ndlr) et une position de premier plan sur le marché britannique, l’une des principales activités acquises par Veolia est de retour chez Suez", s’est félicité le groupe présidé par Sabrina Soussan.

Une rétrocession qui devrait notamment permettre à Suez de poursuivre l’internationalisation de ses activités, "en phase avec son objectif de faire croître la part de son chiffre d’affaires issue de ses activités internationales de 25% actuellement à environ 40% en 2027", a précisé le groupe. Dans cette optique, Suez a également acquis d'ailleurs, en octobre dernier, aux côtés de ses partenaires Royal Bafokeng Holdings (RBH) et African Infrastructure Investment Managers (AIIM), EnviroServ, la plus grande entreprise de gestion des déchets d’Afrique du Sud.

Rappelons qu’à l’origine, c’est le gestionnaire d’actifs australien Macquarie Asset Management qui avait fait une offre, en août dernier, de 2,4 milliards d’euros à Veolia, s’engageant à acquérir 100% du capital de Suez Recycling and Recovery UK Group Holdings Ltd, avant que le nouveau Suez fasse valoir son droit de préemption.

L’opération est également gagnante pour Veolia puisque le produit de cession représente un niveau de valorisation très attractif de 16,9 fois l’excédent brut d’exploitation (EBITDA) 2021 normalisé. Surtout, il permet au géant des services collectifs de rayer de sa liste l’un des remèdes anti-trust exigés par l’Autorité de la concurrence britannique (Competition and Markets Authority- CMA). Cette dernière avait, en effet, contraint, au mois de mai, le groupe dirigé par Estelle Brachlianoff à vendre plusieurs de ses activités au Royaume-Uni, du fait des risques de concurrence qu’elle avait identifiés dans le cadre de son rapprochement avec son ex-concurrent. Ainsi, hormis les activités de services de gestion des déchets de Vigie (ex-Suez SA), aujourd’hui rétrocédées, Veolia devait donc se séparer des services mobiles d’eau de Veolia en Europe, chose faite avec la cession à Saur pour environ 190 millions d’euros. Reste désormais uniquement la petite activité d’opération et maintenance dans les eaux industrielles de Vigie au Royaume-Uni (11 millions de livres de chiffre d'affaires). Mais là aussi, l'issue s'annonce plutôt positive pour le géant des services collectifs puisqu'il vient de signer avec le même groupe Saur un accord préliminaire de cession. "Nous sommes donc dans la dernière ligne droite pour répondre complètement aux attentes de la CMA", confirme-t-on chez Veolia à WanSquare. Une acquisition qui devrait être finalisée au cours du premier trimestre 2023, après avoir reçu l'approbation de l'Autorité de la concurrence britannique. 

Au total, en comptant les cessions antitrust réalisées à la demande de la Commission européenne, l’ensemble des opération engagées, à ce jour et près d’un an après l’acquisition de l’ex-Suez, représente pour Veolia environ 3,4 milliards d’euros et "permettra de ramener le levier d’endettement en dessous de 3 fois et d'augmenter nos capacités d'investissements ", a précisé le groupe.

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