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biogaz, déchets dangereux

Entreprises / Actions / Séché Environnement / gestion des déchets / services aux collectivités / traitement des déchets / Environnement

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Séché Environnement / gestion des déchets / services aux collectivités / traitement des déchets / Environnement

Séché Environnement sort gagnant du rebond économique

Le petit concurrent de Veolia et Suez dans les déchets dangereux a réalisé une performance au premier semestre 2021 supérieure aux comptes de 2019. Ce qui lui permet d’avancer d’un an ses objectifs.
Au Vigeant, premier site mondial de production d'éco-carburant de troisième génération à partir de biogaz, construit Séché Environnement
Au Vigeant, premier site mondial de production d'éco-carburant de troisième génération à partir de biogaz, construit Séché Environnement

Les services à l’environnement se sont montrés résistants au plus fort de la crise financière, ils se montrent maintenant résilients. Spécialisé dans le traitement des déchets, en particulier dangereux pour les deux tiers de ses revenus, Séché Environnement avait en mars 2020 maintenu ses objectifs financiers pour 2022 ; hier soir, à l’occasion de la publication de ses comptes du premier semestre, la société familiale a indiqué qu’elle les atteindrait finalement avec un an d’avance – soit dès la fin de l’année en cours.

Séché Environnement estime ainsi que son chiffre d’affaires "contributif" atteindra autour de 750 millions d’euros en 2021 (soit le plancher initialement fixé pour 2022) et un excédent brut d’exploitation (EBE) compris entre 21 % et 22 % de ce montant. Concernant le levier financier (dette nette sur capitaux propres) au 31 décembre de cette année, l’objectif d’atteindre le multiple de 2,9 fois a été réduit à 2,7 fois.

Cet optimisme est le fruit d’une performance commerciale, opérationnelle et financière très solide au premier semestre, "non seulement très supérieure à celle du 1er semestre 2020 [immanquablement affecté par les restrictions sanitaires], mais également à celle du 1er semestre 2019", souligne le président Joël Séché.

À titre d’illustration, non seulement la société est-elle sortie du rouge au 30 juin 2021 (avec un résultat net de 13,5 millions d’euros, contre une perte de 0,9 million un an plus tôt), mais elle a quasiment doublé son bénéfice par rapport au premier semestre 2019 (qui atteignait 7,6 millions d’euros). L’EBE, établi à 81,1 millions d’euros, marque, lui, un bond de 51 % en un an, mais aussi de 27,5 % par rapport au premier semestre 2019. Le chiffre d’affaires contributif, enfin, a progressé de près de 15 % en glissement annuel (à 344 millions d’euros), mais aussi de 9,3 % en deux ans.

Séché continue de profiter du virage international qu’il a pris ces dernières années : grâce à plusieurs acquisitions, la part de ses revenus tirés de l’étranger sont passés de quasiment rien à 11 % en 2018 et 25 % en 2019, tandis qu’il vise 30 % en 2022. La maîtrise de ses charges, notamment en Amérique latine, a joué en faveur de sa rentabilité, tandis qu’en France, Séché a profité du rebond de la demande pour relever ses prix et bénéficier d’un effet-mix favorable.

Les investisseurs ont applaudi des deux mains : le titre a clos en hausse de 6,1 % hier à la Bourse de Paris (à 55,80 euros), réalisant la troisième plus forte hausse du CAC All-Tradable (ex-SBF 250) derrière Valneva et ESI Group. Le titre s’est adjugé 40 % depuis le 1er janvier.

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