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Veolia fait fi de l’inflation

Le groupe affiche un bénéfice record pour les neuf premiers mois et dépasse partout ses niveaux au 30 septembre 2019, avant la pandémie.
Antoine Frérot, PDG de Veolia
Antoine Frérot, PDG de Veolia

Veolia va intégrer Suez dans les meilleures conditions. Lui comme sa cible ont affiché d’excellents résultats au troisième trimestre et au cours des neuf premiers mois. Pour Veolia, ils atteignent même des sommets. Le numéro un mondial des services aux collectivités a en effet réalisé un bénéfice net courant record de 667 millions d’euros, parvenant à le… quintupler en un an. Il est même largement supérieur à son niveau d’avant la pandémie – en l’occurrence, 44% au-dessus des neuf premiers mois 2019. Il intègre toutefois un dividende de 122 millions d’euros en provenance de Suez (lié à la détention de 29,9% de son capital acquis auprès d’Engie en octobre 2020), ainsi qu’une sensible amélioration du coût de financement.

L’Ebitda progresse, lui, de plus de 26% à change constant sur un an glissant et de 10,2% par rapport à 2019, atteignant 3,14 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires progresse de 9,4% par rapport à 2020 et de 4,7% par rapport à 2019, à 20,36 milliards.

Plus en détail, Veolia a montré une fois de plus sa capacité à absorber les hausses de prix – une qualité essentielle dans le contexte actuel d’inflation quasi-généralisée. En effet, la grande majorité de ses contrats est indexée sur l’inflation et le groupe applique une politique de transfert des hausses de prix pour ceux qui ne sont pas indexés. En outre, étant producteur net d’électricité et également producteur de chaleur, il a profité de la hausse des prix de l’énergie, qui a eu un effet positif de 131 millions d’euros sur le chiffre d’affaires. Il a enfin profité d’un effet volume important, les neuf premiers mois de 2021 ayant bénéficié d’un effet de rattrapage après les confinements de 2020.

Le dynamisme de Veolia a été porté par le pôle déchet en France (+20,3% contre +1,7% pour l’eau), tandis que dans le reste de l’Europe (+14,2%), le groupe a bénéficié de la demande en énergie, qui a particulièrement joué sur ses activités en Europe centrale et orientale (+22%). Enfin, Veolia peut se réjouir de sa présence dans les déchets dangereux. L’activité a connu une croissance organique de 13% sur un an et de 4% par rapport aux neuf premiers mois de 2019.

En outre, le groupe est en avance sur son objectif d’économies pour l’année : il indique avoir atteint 299 millions d’euros et devrait avoir dépasser à la fin de l’année son objectif initial de 350 millions.

Veolia se prépare donc à boucler l’année en cours en étant plus solide qu’avant la pandémie, et ce sans compter l’apport prochain d’une grande partie des activités de Suez – une opération qu’il compte boucler d’ici à la fin de l’année.

Le groupe dirigé par Antoine Frérot, qui a confirmé l’ensemble des objectifs annuels, a été fêté à la Bourse de Paris : forte d’une progression de 4,24%, son action a terminé en tête de l’indice CAC 40.

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