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Asset, Management / h2O / h2O asset management / Collectif Porteurs H2O / AMF / Autorité des Marchés Financiers / procédure amiable / tribunal de commerce de Paris / Gestion d'actifs

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H2O visé par une nouvelle action collective / Un appel du pied au Collectif Porteurs H2O

L'avocat Christophe Lèguevaques vient de lancer une action collective à l'encontre de la société de gestion d'actifs H2O AM LLP. S'il ne souhaite pas passer par la case justice, privilégiant la négociation à l'amiable pour tenter de récupérer les investissements bloqués depuis août 2020, il n'hésitera toutefois pas à y recourir si nécessaire.
Christophe Lèguevaques (DR)
Christophe Lèguevaques (DR)

Alors que le Collectif Porteurs H2O est déterminé à vouloir assigner en justice la société de gestion d’actifs au cours du premier trimestre, une nouvelle action collective contre H2O AM LLP a vu le jour ce mardi. Et c’est Christophe Lèguevaques, avocat au barreau de Paris et associé au cabinet Mètis avocats, qui l’a initiée à travers sa plateforme myleo.legal. Pour rappel, ce juriste aime les challenges d’ampleur. Il s’était déjà illustré en défendant les intérêts de riverains et de certaines collectivise territoriales au moment de la privatisation d’Aéroport de Paris (ADP) dans le cadre de la loi Pacte de 2019. "La récente décision de la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF, ndlr) donne matière à une action collective car elle a révélé l’existence d’une faute commise par la société de gestion. Nous invitons donc les particuliers mais aussi les professionnels qui ont investi dans les fonds douteux liés à la société Tennor (holding d’investissement du financier allemand Lars Windhorst, ndlr) à nous rejoindre avant le 30 avril prochain, l’avantage d’une action collective étant de mutualiser les coûts des procédures", explique à WanSquare Christophe Lèguevaques.

 

Recherche de responsabilité civile

 

Objectif : que 500 personnes rejoignent le mouvement afin que, à cette date, une demande amiable auprès de H2O AM LLP soit lancée et que la responsabilité civile de cette dernière soit reconnue. " H2O a pris des risques inconsidérés en rendant illiquides des actifs placés sans respecter les ratios et les différentes réglementations qui s’imposaient à tout le monde ", rappelle l’avocat.

Cette action viserait donc "à acheter la paix", en réclamant "les side-pockets", c’est-à-dire la partie illiquide de sept fonds paralysés depuis août 2020 et toujours inaccessible à ce jour pour les investisseurs. A l’époque, leur montant avait été estimé à une valeur cumulée de 1,64 milliard d’euros, avant d’être revu à la baisse, le 1er décembre 2021, à 1,05 milliard d’euros. Mais d’autres protagonistes liés à H20 pourraient également être invités dans le dossier. "Son actionnaire de référence BPCE-Natixis, qui a fermé les yeux sur les agissements d’H2O et peut-être leur commissaire aux comptes, à savoir KPMG, car ce dernier n’a pas fait preuve d’assez de diligence ", précise Christophe Lèguevaques. A noter que Natixis a, depuis la divulgation du scandale, engagé une procédure de cession graduelle de sa participation dans la société, un dossier prioritaire pour Nicolas Namias dès son arrivée à la tête de l’établissement en 2020.

 

Aller vite

 

A l’inverse du recours devant le tribunal de commerce de Paris souhaité par le Collectif Porteurs H2O, "qui peut prendre des mois", Christophe Lèguevaques souhaite une procédure rapide. "Nous voulons obtenir la restitution de l’intégralité du capital investi augmentée de dommages et intérêts ainsi qu’une indemnisation immédiate au moyen d’une négociation, l’idée étant que chaque investisseur puisse retrouver sa liberté sur ses placements pour pouvoir ensuite les investir de nouveau là où il le souhaite", précise l’avocat.

En cas d’échec de cette procédure amiable, l’action ira alors en justice. "Il y aura une procédure qui sera distincte de celle du Collectif Porteurs H2O sauf si le juge, in fine, estime qu’il est préférable que toutes les actions soient traitées en une seule fois. Rien n’empêche d’ailleurs que nous nous rapprochions du collectif d’ici la fin de la procédure pour peser encore plus en justice ", prévient Christophe Lèguevaques.

Pour l’heure, l’enjeu est de réunir le maximum de ralliements possibles. Une réunion publique sera, dans cette optique, organisée lundi prochain, le 16 janvier, afin de présenter l’action.

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