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La crise bouleverse les perspectives d’investissement des entreprises / La transition énergétique sacrifiée
Par temps de crise, les entreprises préfèrent se montrer pragmatiques en matière d’investissement. Alors que 54% des sociétés reconnaissent que leurs chaînes d’approvisionnement ont été perturbées de manière significative au cours des deux dernières années, 43% des dirigeants prévoient, dans les douze à dix-huit mois, d’y augmenter leurs investissements d’en moyenne 10,4%. C’est ce que révèle la dernière édition du rapport publié par Capgemini Research Institute réalisée auprès de 2000 cadres issus d’entreprises ayant un chiffre d’affaires annuel supérieur à un milliard de dollars et provenant de quinze pays différents dans le monde.
Se fournir plus près
En effet, pour 89% du panel, les perturbations des chaînes d’approvisionnement représentent le plus grand risque pour leur croissance au cours des 18 prochains mois, loin devant la hausse des prix des matières premières (67%) et la crise énergétique (64%).
Ainsi, pour palier ces potentielles défaillances, 39% des dirigeants prévoient, selon le rapport de focaliser leur investissement dans la technologie, ce qui leur permettrait de gagner en agilité et en visibilité sur leurs points d’approvisionnement et notamment sur leurs bases de fournisseurs, de production et de leurs prestataires de transport. Cela passerait par de l’investissement dans les infrastructures informatiques, le cloud, mais aussi l’Intelligence artificielle. Objectif : se concentrer sur le local afin de rapprocher les centres de production de la demande et réduire ainsi leur dépendance à une seule zone géographique. "Les investissements technologiques sont perçus comme un levier de réduction des coûts et de transformation digitale par les entreprises", note le rapport.
Aussi, 72% des entreprises interrogées prévoient d’effectuer des investissements technologiques importants pour réduire leurs coûts à long terme d’ici douze à dix-huit mois. Dans l’ensemble, ces investissements technologiques devraient augmenter de 7% en moyenne sur la période par rapport aux niveaux actuels.
Une transition énergétique trop coûteuse
A l’inverse, l’investissement dans le développement durable pourrait bien pâtir de la conjoncture actuelle. Selon le rapport, alors qu’au cours des douze à dix-huit derniers mois, 51% des entreprises interrogées avaient déjà réduit leurs investissements les conduisant vers la transition énergétique, 28% des cadres affirment que leur organisation va encore les réduire dans l’année qui vient.
La raison de ce désintérêt : 74% des dirigeants indiquent que la demande à l’égard des produits et services durables a diminué, beaucoup de clients ne souhaitant pas payer davantage pour des produits et services plus durables dans le contexte macro-économique actuel. Et parmi les secteurs qui prévoient justement de diminuer ce type d’investissement figurent les produits de consommation, les banques et la fabrication industrielle. "Seuls 33% des groupes prévoient d’augmenter leurs investissements en la matière d’ici la mi-2024, bien que ceux-ci ne représentent qu’une part très faible des stratégies d’investissements des entreprises ", souligne le rapport.
En conséquence, moins d’un tiers de 2000 entreprises examinées serait en passe d’atteindre leurs objectifs de développement durable, constate le Capgemini Research Institute. "Dans le monde, la majorité des cadres dirigeants perçoit le développement durable comme une obligation coûteuse et non comme un investissement dans l’avenir ", peut-on lire dans l’étude. Une erreur selon Capgemini qui rappelle que "des recherches ont démontré que les entreprises des enjeux environnementaux une priorité sont déjà plus performantes que les autres".
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