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Macro-économie / Taux / France / risques / 2022 / Allianz

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France / risques / 2022 / Allianz

Ces nouveaux risques qui font irruption dans l'Hexagone en 2023 / L'énergie et le marché du travail sont autant de nouvelles épées de Damoclès

En ce qui concerne la France, ce sont toujours les mêmes risques qui caracolent en tête du baromètre des risques d’Allianz pour 2023. Trois progressions marquent cependant l’esprit et pas des moindres puisqu’il s’agit des évolutions macroéconomiques, qui sont désormais sur le podium, de la crise énergétique qui surgit avec fracas à la quatrième place et de la pénurie de main-d’œuvre qui apparaît en fin de top 10.
Les autorités publiques tentent de juguler les problèmes de main d'oeuvre. Mathilde MAZARS/REA
Les autorités publiques tentent de juguler les problèmes de main d'oeuvre. Mathilde MAZARS/REA

"En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées". Malheureusement, comme lors du choc pétrolier des années soixante-dix, ce slogan est mis à mal par la récente crise énergétique. Le baromètre des risques publiés par Allianz en témoigne tout rappelant que pour l’Hexagone les dangers apparus en 2022 sont multiples.

Certes 28 % des répondants ont placé la crise énergétique parmi leurs trois risques les plus importants pour l’Hexagone, leurs préoccupations quant aux évolutions macro-économiques ne sont pas très loin derrière avec 24 % des réponses. Une arrivée tonitruante pour ces deux risques qui ont bouleversé la vie des Français ces derniers mois. S’y ajoute une dynamique inquiétante sur le marché du travail, Allianz rapporte qu’après les États-Unis, " les difficultés de recrutement de main-d’œuvre qualifiée semblent à présent se profiler en Europe".

 

Un continent

 

Puisque c’est bien le Vieux continent qui se trouve aujourd’hui confronté aux mêmes problématiques, le groupe allemand affirme que "les quatre principaux risques figurant dans le Baromètre des risques d’Allianz sont à peu près les mêmes dans toutes les entreprises du monde, quelle que soit leur taille (grandes entreprises ou PME), et [ce] dans la plupart des économies européennes." Notamment en raison d’une "crise énergétique [qui] restera le choc de rentabilité le plus important" pour l’Hexagone et ses voisins.

L’arrivée de ces nouveaux risques pousse Ludovic Subran, chef économiste chez Allianz, à ne pas faire de faux semblant : "2023 sera une année difficile. En termes purement économiques, elle ne sera probablement pas bonne pour de nombreux ménages et entreprises. Mais il n’y a aucune raison de désespérer". Allianz attire certes l’attention sur ces risques grandissants mais tient à rappeler que "d’une part, la hausse des taux d’intérêt est bénéfique, notamment pour des millions d’épargnants. D’autre part, les perspectives à moyen terme sont bien meilleures, en dépit – ou à cause – de la crise énergétique."

 

Le calme après la tempête ?

 

Pour le chef économiste français, tant la "transition accélérée vers la décarbonation de l’économie " que la "sensibilisation accrue aux risques dans tous les secteurs de la société, renforceront la résilience économique et sociale. " Ces facteurs apparus l’an passé ne doivent également pas faire perdre de vue que la majorité des problématiques du classement demeurent les mêmes que celles des années précédentes.

Notamment en ce qui concerne les incidents cyber qui sont à la fois " le risque le plus important dans le monde pour la deuxième fois consécutive" et prennent la première place dans l’Hexagone. Il s’agit ici du risque qui "inquiète le plus les petites entreprises (chiffre d’affaires annuel < 250 millions de dollars )." Le spectre des perturbations des chaînes logistiques plane également toujours et les coûts des évènements climatiques (catastrophes naturelles et changement climatiques) restent dans tous les esprits. Swiss Re estimait, en décembre dernier, les pertes assurées liées aux catastrophes naturelles à 115 milliards de dollars.

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