Macro-économie / Taux / Allemagne / crise énergétique / Récession / PIB
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Allemagne / crise énergétique / Récession / PIB
L’Allemagne pourrait s’éviter le pire /
Le gouvernement ne prévoit plus de contraction pour 2023
“Il n’y a pas de signes d’une récession significative, que beaucoup d’observateurs considéraient longtemps comme inévitable”. L’heure était au soulagement pour Robert Habeck, ministre de l’Economie et du Climat de l’Allemagne, à l’occasion de la présentation du rapport économique annuel du gouvernement. Et pour cause, l’exécutif ultra-rhénan a révisé à la hausse sa prévision de croissance pour 2023.
Il est désormais escompté que le Produit intérieur brut (PIB) augmente de 0,2 %, quand une diminution de 0,4 % était attendue à l’automne. En cause ? Les performances moins mauvaises que prévu dont a fait preuve l’Allemagne lors du dernier trimestre 2022. Elles permettent d’aborder 2023 avec davantage d’élan.
"Malgré les goulets d'étranglement dans la chaîne d'approvisionnement, les sanctions commerciales et économiques à l'encontre de la Russie et, finalement, l'arrêt des livraisons de gaz russe fin août, l'économie allemande s'est montrée globalement résistante ", lit-on dans le rapport.
La bataille est loin d’être gagnée alors que Robert Habeck a reconnu qu’une récession technique était probable (deux trimestres consécutifs de recul du PIB). En effet, de grandes incertitudes continuent de peser sur l'économie allemande : "la guerre russo-ukrainienne ses conséquences économiques, la faible croissance de l'économie mondiale, les prix toujours élevés de l'énergie et à la consommation ainsi que la sécurité de l'approvisionnement en gaz à l'avenir", note le rapport.
Pour rappel, le gaz naturel représente environ un quart de la consommation intérieure brute d’énergie de l’Allemagne. Actuellement, les réserves de gaz de la première économie d’Europe sont remplies à hauteur de 84,82 %, d’après le dernier bulletin de l’Agence fédérale des réseaux allemande.
Les bonnes nouvelles viennent aussi du front des prix à la consommation, l’inflation devrait atteindre 6 % cette année en moyenne, contre une prévision initiale de 7 %. "En raison des prix élevés de l'énergie et des denrées alimentaires, il faut s'attendre cette année encore à une inflation élevée dans un premier temps, même si elle diminuera nettement en cours d'année", indique le rapport, ajoutant que le pic d'inflation devrait être dépassé, "les mesures d'aide de l'État telles que le freinage des prix de l'électricité et du gaz apportant des allègements sensibles".
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