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zone euro; politique de l'offre; commerce

Macro-économie / Taux / France / Compétitivité / Exportations / importations

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France / Compétitivité / Exportations / importations

La compétitivité française se maintient péniblement à flot / L'Hexagone déploie des efforts qui ne portent pas encore pleinement leurs fruits

Un déficit record concernant les échanges de biens mais un excédent important dans les services l’an passé, voilà le tableau de la compétitivité dressé par Rexecode. Cette évolution ne doit pas faire oublier que depuis 2019 l’Hexagone a vu ses parts sur les marchés de biens diminuer dans la majorité des secteurs. Une dynamique d’autant plus inquiétante qu’elle est plus prononcée que chez les autres grandes économies européennes.
L'Élysée encore et toujours au chevet de la compétitivité de ses entreprises. Romain GAILLARD/REA
L'Élysée encore et toujours au chevet de la compétitivité de ses entreprises. Romain GAILLARD/REA

Toujours et encore la même rengaine, la compétitivité de la France est mise à l’index par la dernière étude de l’Institut Rexecode. Les efforts de ces dernières années ne semblent avoir que légèrement endigué la très mauvaise dynamique hexagonale de ce début du siècle. Les équipes d’Olivier Redoules, directeur des études de Rexecode, avancent ainsi que " la part des exportations de la France dans la zone euro pour l’ensemble des secteurs industriels reste en recul par rapport à 2019 ".

Ce qui est qualifié comme la "légère amélioration de 2022", concernant les exportations françaises dans celles de la zone euro en biens et services, n’empêche donc pas qu’elles soient " inférieures de 0,9 point à son niveau de 2019 du fait d’un recul sur les biens (-1,2 point en valeur), et ce sur presque tous les secteurs industriels." C’est donc uniquement sur les services qu’elle a su être "globalement maintenue" (+0,2 en valeur).

 

Tenir le cap

 

Pas de recette miracle proposée par Rexecode, le rapport publié par l’institut indique que "ces constats incitent à la poursuite durable de politiques économiques permettant d’améliorer la compétitivité des entreprises et l’attractivité du territoire français." Un travail de longue haleine donc qui ne touchera sans doute pas à sa fin avec celle des quinquennats d’Emmanuel Macron.

En attendant des jours meilleurs, quelques prémices apparaissent et "suggèrent que des capacités de rebond existent en France". Parmi lesquels figurent " une résistance et une meilleure progression de l’investissement du secteur manufacturier en France par rapport à ses voisins depuis 2019 ; une résilience de l’industrie manufacturière malgré la crise sanitaire, avec une stabilisation du nombre d’entreprises et une augmentation de sa part dans l’emploi depuis 2019."

 

Passer la seconde

 

Une situation néanmoins frustrante lorsqu’on voit Rexecode parler d’un Hexagone qui prend son temps pour appliquer des solutions efficaces. Comme lorsqu’il est certes question d’améliorer la compétitivité coûts des entreprises françaises via " la réduction des impôts de production, qui est amenée à se poursuivre en 2023 et 2024 avec la suppression de la CVAE ", une mesure qui aurait cependant gagné à ne pas être étalée et à être pleinement effective dès cette année.

D’autant plus regrettable que Rexecode explique qu’un "examen détaillé pour la France de la structure par secteurs du stock d’investissements directs étrangers depuis 20 ans fait apparaître une remontée progressive du poids de l’industrie manufacturière depuis 2009, après sa forte diminution dans les années 2000. " L’industrie nationale qui parvenait à attirer 40 % du stock d’investissements directs étrangers (IDE) en France en 2000, commence à retrouver timidement de tels niveaux avec aujourd’hui 32 % des IDE et ce après être tombé à 21 % en 2009.

 

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