Entreprises / Actions / Lazard / conseil / M&A / fusions-acquisitions / Kenneth Jacobs
Entreprises / Actions
Lazard / conseil / M&A / fusions-acquisitions / Kenneth Jacobs
Lazard pénalisé par sa gestion d’actifs en 2022 / L’activité M&A a mieux résisté, et semble à même de repartir
Lazard a connu l’an dernier un exercice de baisse de ses résultats dans un environnement macroéconomique difficile, au cours duquel ses activités de conseil ont toutefois longtemps su résister. D’autant que la base de comparaison était défavorable après les records de 2021. L’année 2023, qui marque le 175e anniversaire de la fondation de la banque franco-américaine, se présente heureusement sous des auspices plus favorables.
L’établissement dirigé par Kenneth Jacobs a vu son bénéfice reculer de 32 % à 358 millions de dollars en 2022, tandis que ses revenus ont diminué de 12 %, à 2,77 milliards de dollars. Une tendance négative qui s’est accentuée au quatrième, au cours duquel le bénéfice net a chuté de 80 %, à 42 millions de dollars, et les revenus de 31 %, à 671 millions de dollars.
Les activités de gestion d’actifs sont celles qui ont le plus souffert. Les revenus de l’asset management ont diminué de 17 % l’an dernier, à 1,1 milliard de dollars, et de 25 % au quatrième trimestre, à 259 millions de dollars.
Le vent contraire du dollar fort
L’importante volatilité des marchés, les tensions géopolitiques et le resserrement quantitatif des banques centrales "se sont manifestés par une baisse des valorisations dans toutes les classes d’actifs à l’échelle mondiale", a expliqué Mary Ann Betsch, la directrice financière, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes.
"La force du dollar américain a également constitué un vent contraire durable pour nos activités de gestion d’actifs, étant donné qu’environ deux tiers de nos actifs sous gestion sont détenus dans des actifs non libellés en dollars américains", a-t-elle ajouté.
Les revenus tirés des activités de conseil se sont mieux comportés, reculant sur l’année de 7 %, à 1,65 milliard de dollars, malgré un quatrième trimestre plus difficile, marqué par un repli de 34 % par rapport à la même période de 2021, à 404 millions de dollars. "Le ralentissement mondial de l’activité de fusion et d’acquisition nous a rattrapés au quatrième trimestre", reconnaît Kenneth Jacobs.
Ce qui n’a pas empêché Lazard de participer à la conclusion de grandes opérations, telles que le rachat par le dératiseur Rentokil de son concurrent Terminix pour 7,5 milliards de dollars, la vente de l’équipementier automobile Tenneco au fonds d’investissement Apollo pour 7,1 milliards de dollars. Ou, en Europe, l’acquisition par Bain Capital d’une participation de 55 % dans la société belge spécialisée dans le domaine des ressources humaines House of HR, ou celle du leader français des produits de santé au naturel Havea par la société d’investissement BC Partners.
Les dialogues reprennent
L’activité du début d’année incite la direction de Lazard à un optimisme prudent. Dans le conseil, si l’environnement devrait continuer de peser sur l’activité au premier semestre, " l’environnement global et le sentiment dans les conseils d’administration commencent probablement à s’améliorer", tandis que les dialogues se fonds plus nombreux, indique Kenneth Jacobs. Le regain d’activisme actionnarial combiné à l’amélioration des conditions de crédit "devrait conduire à une certaine reprise des annonces au fur et à mesure que l’année avance ", estime le dirigeant.
Les choses s’améliorent également peu à peu dans la gestion d’actifs. Les actifs sous gestion ont augmenté d’environ 16 % depuis le troisième trimestre 2022, tandis que l’affaiblissement du dollar américain s’annonce bénéfique.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

