Fusions, Acquisitions / M&A / fusions-acquisitions / Bain & Company / crise financière / transition énergétique / RSE / ESG / opportunités
Fusions, Acquisitions
M&A / fusions-acquisitions / Bain & Company / crise financière / transition énergétique / RSE / ESG / opportunités
Et si la crise se traduisait par un avantage concurrentiel pour les entreprises / La croissance externe n’a jamais été aussi abordable
L’année 2022 n’ayant pas été très glorieuse en matière de fusions-acquisitions (M&A), la persistance des tensions géopolitiques, de la guerre en Ukraine, de la hausse des taux d’intérêt pourrait laisser penser que l’année 2023 restera atone. Et pourtant, la dernière étude réalisée par Bain & Company nous donnerait presque des raisons de croire à une future embellie. La cause ? Les leçons tirées de la crise financière de 2008. "L’expérience des dernières crises économiques invite à miser sur une stratégie de croissance externe, qui constitue une excellente occasion pour les repreneurs de se lancer dans des projets ambitieux", explique l’étude.
Plus performantes au sortir des crises
Et de fait, il semblerait que les dirigeants d’entreprise comptent toujours sur la croissance externe comme moteur de création de valeur pour cette année. "80 % de notre panel (300 responsables M&A dans le monde, ndlr) voient le M&A comme étant central dans leur stratégie d’autant que le retour d’expérience de la crise financière de 2008 montre que les entreprises qui avaient procédé à des acquisitions durant cette période ont été plus performantes sur le long terme que celles qui étaient restées attentistes, avec des rendements respectifs de 5,9 % contre 4,7 %", explique à WanSquare Pierre de Raismes, associé au sein du pôle de compétence Fusions, Acquisitions et Cessions de Bain & Company.
Des cibles bon marché
Et il serait dommage, selon Bain & Company, de passer à côté de cette stratégie d’expansion : "les actifs n’ont jamais été aussi abordables depuis des années et les opérations d’extension du cœur de métier ("scope deals") offrent aux entreprises de véritables opportunités de se renforcer sur les modèles historiques ou d’ouvrir des options stratégiques", note l’étude. Déjà au moment de la crise financière de 2008, certaines acquisitions avaient permis à certaines entreprises de grossir considérablement pour devenir des géants de leur secteur. "Beaucoup de transactions faites en 2008-2009 ont permis à des sociétés de redéfinir leurs industries. C’est le cas par exemple de l'iindustrie pharmaceutique avec Pfizer qui a acquis à cette période son rival Wyeth ou de l'industrie du divertissement avec le rachat de Marvel par Disney", rappelle Pierre de Raismes.
Des accélérateurs de transformation
Par ailleurs, selon l’étude, recourir à de la croissance externe par le biais d’acquisitions serait également un excellent moyen pour les entreprises d’accélérer leur transition énergétique. L’étude de Bain dénote en effet une montée en puissance des acquisitions destinées à faire avancer la transition énergétique, qui représentent aujourd’hui 27 % du total des opérations dans l’énergie et les ressources naturelles, contre 21 % en 2021. "Les entreprises de l’énergie et des ressources naturelles peuvent consacrer à ces investissements une trésorerie disponible bien plus abondante (300 milliards de dollars) que n’importe quel autre secteur", souligne l’étude. Plus largement, ce sont toutes les considérations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) qui pourraient pousser les industriels, désireux d’atteindre plus rapidement leurs objectifs socio-environnementaux au sens large, de procéder à des acquisitions.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

