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Publications, Résultats / Pernod-Ricard / spiritueux / Alexandre Ricard / cognac / Chine

Publications, Résultats
Pernod-Ricard / spiritueux / Alexandre Ricard / cognac / Chine

Fort d’un solide premier semestre, Pernod Ricard est confiant pour l’année / Les hausses de prix "courageuses" ont préservé les marges

Le numéro deux mondial des vins et spiritueux a enregistré une croissance interne de 12 % de ses ventes sur les six premiers mois de l’exercice 2022-2023 décalé. Pernod Ricard a procédé à des augmentations de prix pour contrer les effets des hausses de coûts, qui ont préservé ses marges. Malgré le recul des volumes de ventes de cognac et de champagne, la société affiche sa confiance pour l’année.
Alexandre Ricard (©Pascal SITTLER/REA)
Alexandre Ricard (©Pascal SITTLER/REA)

Les marques de Pernod Ricard ont le vent en poupe et permettent au numéro deux mondial des vins et spiritueux de poursuivre sa dynamique de croissance entamée au premier trimestre.

Le chiffre d’affaires de la société du CAC 40 s’est apprécié de 12 %, en interne, sur les six premiers mois de son exercice décalé 2022-2023, pour atteindre 7,1 milliards d’euros. L’appréciation du dollar face à l’euro y a contribué à hauteur de 355 millions d’euros. Les spiritueux de Pernod Ricard ont continué à s’attirer les faveurs des consommateurs, malgré une hausse des prix de 10 % pratiquée depuis le début de l’année pour répercuter les hausses de coûts.

Les marques internationales (Scotch, Jameson, Absolut…), locales (whiskies indien Seagram’s et gin du même nom) et specialty (Lillet, Italicus…) ont enregistré des progressions comparables, entre 13 % et 14 %.

Au sein des marques internationales, l’évolution est cependant plus contrastée. Le cognac Martell voit son volume de ventes se contracter de 11 %. Principalement exporté en Chine, le spiritueux n’a pas profité du Nouvel An chinois qui a, cette année, été plus terne. Pour autant, la consommation est en train de reprendre dans l’Empire du Milieu, confie le groupe à WanSquare : cela s’observe d’ores et déjà en volume dans les bars, dans le travel retail (duty free, etc.) et dans les karaokés. La société souligne également un effet de comparaison défavorable, l’exercice précédent ayant été particulièrement fructueux.

Du côté du champagne, les volumes se tarissent également. Les marques Mumm et Perrier-Jouët enregistrent des replis de volumes respectifs de 20 % et 16 % et voient leurs facturations se contracter de 11 % et 6 % malgré la hausse des tarifs pratiquée. L’explication se trouve ici autre part, précise Pernod Ricard à WanSquare : pour pouvoir distribuer ses produits tout au long de l'année et sans à-coups, la société a préféré gérer ses stocks au plus près et restreindre les livraisons de champagne. 

Ces bémols n’auront en tout cas pas terni les résultats à la société : le résultat opérationnel courant atteint 2,4 milliards d’euros sur le premier semestre, en progression de 12 % sur un an. La marge opérationnelle courante est quant à elle restée stable les augmentations de prix ont préservé la marge brute, dont le taux s’apprécie de cinq points de base. Le résultat net, part du groupe, s’élève ainsi à 1,9 milliard d’euros, en progression faciale de 29 %. Le flux de trésorerie courant atterrit, lui, à 1 milliard d’euros, en retrait de 28 % par rapport au premier semestre 2021-2022, "reflétant une augmentation des besoins en fonds de roulement qui se normalisent post Covid et une augmentation des investissements en CAPEX et en stocks stratégiques pour soutenir la croissance future du portefeuille des produits à vieillissement", fait valoir l’entreprise.

Les hausses de prix entamées sur les premiers mois, qui ont "déjà été courageuses", a souligné Alexandre Ricard, président-directeur général du groupe à l’occasion de la publication des résultats ce matin, seront poursuivies sur l’ensemble de l’année. Pour 2023, le groupe table, sans chiffrer ses prévisions, sur une croissance du chiffre d’affaires, d’un maintien de la marge opérationnelle et d’un effet de change positif, malgré le ralentissement de l’appréciation du dollar.

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