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Macro-économie / Taux / Unedic / Assurance chômage

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Unedic / Assurance chômage

L’Unédic peut dormir tranquille jusqu’en 2025 / Les comptes seront dans le vert en partie grâce aux réformes de l’assurance-chômage

Les deux dernières réformes de l’assurance-chômage conjuguées à l’inflation salariale généreront un excédent croissant du régime au cours des prochaines années. De quoi permettre à la dette de baisser de 17,1 milliards d’euros entre 2022 et 2025.
Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion - Eric TSCHAEN/REA
Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion - Eric TSCHAEN/REA

L’Unédic a de quoi avoir le sourire aux lèvres. L’association pilotée par les partenaires sociaux en charge de l’assurance chômage a présenté ses prévisions à horizon 2025 et elles sont plutôt rassurantes. Déficitaire tout au long de la décennie 2010, le régime s’est retrouvé en excédent en 2022 et il devrait être de même d’ici à 2025. Après 4,3 milliards d’euros en 2022, il atteindra 3,8 milliards d’euros cette année, 4,7 milliards d’euros en 2024 et 8,6 milliards d’euros en 2025.

Si bien qu’alors qu’elle avait explosé lors de la crise pandémique du fait des moindres recettes et des dépenses en hausse liées au chômage partiel, la dette du régime devrait s’établir à 55,5 milliards en 2023, puis à 50,8 milliards fin 2024 et à 42,2 milliards fin 2025.

Pour expliquer cette trajectoire, l’Unédic mobilise notamment l’effet des deux réformes de l’assurance-chômage adoptées ces deux dernières années. . "La réforme de 2021 a déjà produit l’essentiel de ses effets, qui sont perceptibles dès 2022. La réforme de 2023, également dite d’"adaptation des règles à la conjoncture", devrait aboutir à une réduction du nombre d’allocataires indemnisés de 12 % en rythme de croisière", indique l’organisme.

Pour rappel, la réforme de 2021 s’accompagnait notamment de l’allongement de la durée d’affiliation requise pour ouvrir un droit : de 4 à 6 mois de travail dans les 24 derniers mois. De son côté la réforme de 2023 prévoit une réduction de la durée des droits d’un quart pour les demandeurs d’emploi lorsque l’économie est sur les bons rails (c’est-à-dire un taux de chômage inférieur à 9 % et qui ne connaît pas d’augmentation d’un trimestre sur l’autre de plus de 0,8 point). "Au total, en régime de croisière les deux réformes conduiraient à de moindres dépenses de 6,7 milliards d’euros", précise l’Unédic qui ajoute qu’en 2025, "la montée en charge ne serait pas encore complète (5,2 milliards d’euros de moindres dépenses, soit 3,3 milliards d’euros de plus qu’en 2022)".

La bonne forme du régime tiendra aussi aux recettes, en particulier à la croissance des salaires plus élevée que pendant la décennie passée notamment en raison de la forte inflation. "Les contributions devraient continuer de croître à 45,2 milliards d'euros en 2023, 46,9 milliards d'euros en 2024 et 48,3 milliards d'euros en 2025, mais presque uniquement grâce à la dynamique des salaires tandis que l’apport de l’emploi serait minime", indique l’association.

A l’occasion de la présentation de ces prévisions, l’Unédic a également évoqué les conséquences de la réforme des retraites que souhaite faire adopter le gouvernement. Il en ressort que "le report de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans augmenterait à la fois les recettes (plus de seniors en emploi) et les dépenses de l’Assurance chômage (plus de seniors indemnisés)". Toutefois, l’effet final sur le solde est "aujourd’hui incertain d’une part parce que les paramètres de la réforme en discussion ne sont pas encore connus à ce jour et d’autre part parce que ces effets restent difficiles à estimer".

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