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Macro-économie / Taux / Chine / Economie mondiale / réouverture

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Chine / Economie mondiale / réouverture

En fait-on trop sur la réouverture chinoise ? / Les bénéfices pour la croissance mondiale pourraient être limités

La réouverture de l’économie chinoise à la suite du desserrement des mesures prophylactiques pourrait avoir des répercussions positives de faible ampleur sur l’économie mondiale. En cause ? La source de la croissance de l'Empire du Milieu.
Xi Jinping, président de la République populaire de Chine - Li Xueren/XINHUA-REA/XINHUA-REA
Xi Jinping, président de la République populaire de Chine - Li Xueren/XINHUA-REA/XINHUA-REA

La réouverture de l’économie chinoise est l’une des raisons du regain d’optimisme observé sur les marchés financiers depuis quelques semaines et début janvier au Forum économique de Davos. Beaucoup mettent en avant les effets de bord bénéfiques qu’aura le changement d’orientation de la politique sanitaire de l’Empire du Milieu (annoncé à la fin de l’automne dernier) sur une croissance mondiale bien en peine, puisque confrontée à de multiples chocs.  

Après tout, la Chine représente environ un cinquième du Produit intérieur brut (PIB) mondial et, avant la pandémie, contribuait à plus d'un tiers à sa progression annuelle. Réviser à la hausse d’un point de pourcentage la croissance du PIB chinois – ce que les prévisionnistes ont fait en moyenne – conduit ainsi mathématiquement à une croissance mondiale supérieure de 0,2 point.  

Attention, ce chiffre ne prend toutefois pas en compte les effets positifs dont bénéficieront les autres économies du fait notamment d’une demande plus forte leur étant adressée. Pour autant, ces effets seront-ils importants ? Si l’on en croit les économistes de l’agence de notation FitchRatings, ils pourraient apparaître limités.

"La reprise de la Chine en 2023 sera principalement alimentée par une augmentation de la consommation privée, les ménages se réengageant dans des activités qui avaient été entravées par les contrôles sanitaires", expliquent-ils. Et ils ajoutent que "notre scénario de base est que le soutien au marché immobilier reste "défensif" et destiné à maintenir la confiance des acheteurs dans le modèle de prévente chinois, plutôt qu'à stimuler l'activité économique au sens large".

L’absence de politique budgétaire expansionniste ne serait donc pas à même de soutenir l’investissement. Or, la hausse de ce dernier a des répercussions bien plus fortes sur les importations chinoises (et donc les exportations en provenance du reste du monde) que l’autre composante de la demande intérieure.

"L'intensité en importations estimée de la consommation chinoise est inférieure à celle de la demande induite par les investissements [elle est 40% inférieure d’après les estimations du Fonds monétaire international, ndlr], alors que le pays est largement autosuffisant pour les produits manufacturés et qu'il l'est devenu davantage pour les services ", indique FitchRatings.

En conséquence de quoi, la réouverture de la Chine pourrait être plus bénéfique aux économies qui sont plus étroitement intégrées aux marchés de consommation chinois par le biais du commerce de marchandises et du tourisme. A l'inverse, "les avantages tirés de la demande chinoise de métaux pour les infrastructures et les investissements immobiliers, précédemment générés par la forte croissance du PIB chinois, s'étendant à un éventail de producteurs plus large et plus diversifié géographiquement, ne se répéteront pas à moins que les autorités ne s'engagent dans un plan de relance plus important", avancent les économistes de Fitch.

 

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