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Jamais Thales n’a été aussi attractif / Le groupe prévoit d’embaucher à tour de bras

Si Thales a bénéficié l’année dernière d’une dynamique commerciale profitable dans l’ensemble de ses activités, nul doute que les prises de commandes records dans le secteur de la défense restent le moteur de sa performance. Une tendance qui ne devrait pas faiblir cette année et qui pousse encore l’entreprise à recruter 12 000 nouveaux talents.
Avion de combat Rafale (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)
Avion de combat Rafale (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)

Le groupe Thales a beau s’être diversifié avec succès, et notamment dans le numérique, il est et restera l’un des acteurs vers qui l’on se tourne instinctivement quand la situation géopolitique se tend. Alors que l’actualité de l’année 2022 aura été principalement marquée par la guerre en Ukraine et ses conséquences économiques, le groupe de défense et de technologie a vu ses prises de commandes atteindre un nouveau niveau historique à 23,6 milliards d’euros en un an, soit une progression de 16 % en variation organique.

Une performance due à l’entrée de 29 contrats de plus de 100 millions d’euros chacun et d’un montant total de plus de 8 milliards d’euros. Parmi ceux-ci, l’on retiendra surtout les dix grandes commandes enregistrées au deuxième trimestre dont celle de la fourniture de 80 appareils Rafale aux Émirats arabes unis, mais Thales a également fait le plein au cours du dernier trimestre. Pas moins de 13 nouvelles commandes ont été enregistrées sur la période avec, entre autres, un contrat de modernisation des hélicoptères Tigre et de renouvellement de plusieurs radars de l’armée française, la fourniture de six appareils Rafale à l’Indonésie, un contrat lié au programme européen de combat aérien du futur SCAF…

 

La défense fait recette

 

Au total, l’activité Défense et Sécurité comptabilise pour près de 14 milliards d’euros de prises de commande, en progression de 23 % à périmètre et taux de change constants, atteignant ainsi un nouveau record historique. " Du point de vue géographique, les prises de commandes dans les marchés émergents s’élèvent à 7,516 milliards d’euros, en hausse de 68 % à périmètre et taux de change constants ", a fait savoir le groupe. Le carnet de commandes consolidé du groupe s’élève à 41 milliards d’euros, un autre plus haut historique, en augmentation de plus de 6,2 milliards d’euros sur un an. A noter également le bond des prises de commandes de l’activité Identité et Sécurité numériques de 15 % à 3,6 milliards d’euros.

Sur l’ensemble de l’année 2022, Thales a dégagé un bénéfice net de 1,12 milliard d’euros, contre 1,09 un an plus tôt. Son chiffre d’affaires s’établit quant à lui à 17,56 milliards d’euros, une progression de 5,5 % en variation organique par rapport à 2021 tandis que sa marge d’exploitation dépasse son niveau d’avant crise avec une amélioration de 15,6 % en organique à 1,9 milliard d’euros.

 

Des talents demandés

 

Surtout, le groupe a généré un flux de trésorerie disponible opérationnel jamais vu de 2,53 milliards d’euros (contre 2,52 milliards en 2021). Thales prévoit d’en engendrer 6,5 milliards d’euros sur la période 2021-2023, ainsi qu’une croissance organique de son chiffre d’affaires comprises entre 4 % et 7 % (soit un chiffre d’affaires situé entre 18 et 18,5 milliards d’euros). "Sur les années à venir, la situation géopolitique impose une croissance significative des budgets militaires des grands clients du groupe. […] Pour (le secteur Défense et Sécurité) nous anticipons ainsi une croissance organique de 4 à 6 % en 2023, s’accélérant en 2024 […]. Pour répondre à ce contexte très porteur, le Groupe a amorcé depuis le début 2022 une montée en charge de ses capacités de production ", a indiqué l’entreprise de défense et de technologie.

Pour cela, il vise une augmentation de ses investissements pour cette année de 20 % par rapport à 2022 et de 46 % sur 2021. "Les investissements nets d’exploitation, qui ont dépassé dès 2022 leur niveau de 2019, devraient atteindre 650 millions d’euros en 2023 et 700 millions d’euros en 2024, plus de 45 % au-dessus du niveau de 2021 ", a précisé le groupe. Des investissements destinés notamment à sécuriser les chaînes d’approvisionnement mais pas que. Alors que Patrice Caine, le président-directeur général de Thales, regrettait il y a encore quelques semaines le manque d’ingénieurs en France, son groupe prévoit "d’embaucher plus de 12 000 collaborateurs en 2023 après avoir déjà augmenté de près de 50 % ses recrutements l’année dernière ", a-t-il déclaré.

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