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Publications, Résultats / Thales / Publication des résultats / résultats semestriels / Rafale / Naval Group

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Thales / Publication des résultats / résultats semestriels / Rafale / Naval Group

Nouveau record de commandes pour Thales malgré des vents contraires

Porté par l'entrée en vigueur du contrat record de 80 Rafale aux Émirats arabes unis par son actionnaire principal, Dassault Aviation, et la dynamique de ses activités numériques, Thales a décidé de revoir à la hausse ses objectifs annuels. 
Le contrat de 80 Rafale à livrer aux Emirats Arabes Unis est d'un montant de 14 milliards d'euros (Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA)
Le contrat de 80 Rafale à livrer aux Emirats Arabes Unis est d'un montant de 14 milliards d'euros (Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA)

Après que Dassault Aviation a annoncé mercredi des prises de commandes "exceptionnelles" au premier semestre avec 16,3 milliards d’euros enregistrés, portées notamment par l’entrée en vigueur du plus important contrat de l’histoire du groupe de 80 Rafale pour les Émirats arabes unis (EAU) et de la vente de six autres avions de combat supplémentaires à la Grèce, Thales, dont Dassault Aviation est l’actionnaire principal, vient à son tour de dévoiler ses performances. Celles-ci ont aussi pu bénéficier du contrat émirati. " La bonne dynamique commerciale et l’entrée en vigueur du contrat Rafale aux Émirats arabes unis renforcent la visibilité sur l’activité future", a déclaré lors d’une conférence analystes, Patrice Caine, président-directeur général du groupe.

En effet, le groupe, né de la fusion entre Dassault Electronique, Thomson-CSF et les activités militaires d’Alcatel, affiche une hausse de 43% (en variation organique, soit à périmètre et taux de change constants) de ses commandes sur les six premiers mois de l’année à 11,2 milliards d’euros. C’est plus que ce que prévoyait le consensus d’analystes qui tablait en moyenne sur des prises de commandes de 10,1 milliards d’euros.

 

Compensation des sanctions à l’encontre de la Russie

 

Le groupe a d’ailleurs bénéficié d’une dynamique commerciale élevée dans tous les secteurs opérationnels. Le chiffre d’affaires du groupe de défense et de technologie s’élève à 8,3 milliards d’euros (contre 8 milliards d’euros pour les analystes), une progression de 5,4% en organique sur un an. "La croissance organique du chiffre d’affaires dépasse à nouveau les 5%, tirée par les activités d’identité et de sécurité numérique (DIS, ex-Gemalto), dont la croissance est à deux chiffres pour le troisième trimestre consécutif (+19,1%, à 1,6 milliard d’euros ndrl)", a expliqué le patron de Thales.

Au 30 juin 2022, le carnet de commandes consolidé atteint 38 milliards d’euros, un nouveau record historique.

Ainsi, le résultat net ajusté au premier semestre est de 726 millions d’euros (+23% sur un an) alors que le flux de trésorerie opérationnel de 820 millions d’euros est en avance sur les objectifs.

La dette nette s’élève quant à elle à 894 millions d’euros au 30 juin, une baisse de 1,6 milliards d’euros sur un an. "L’arrêt des activités en Russie a particulièrement pesé sur l’unité aérospatiale, qui devrait subir un impact de 70 millions d’euros cette année mais le versement de 555 millions d’euros à Naval Group (filiale de Thales, ndrl), a compensé l’impact des sanctions commerciales européennes", a précisé le directeur financier du constructeur français.

 

Relèvement des objectifs annuels

 

Dans ce contexte et malgré des tensions sur les chaînes d’approvisionnement, "dont l’amélioration globale sur le front de la disponibilité des composants électroniques n’est pas constatée", selon Pascal Bouchiat, directeur administratif et financier du constructeur aéronautique, et la situation géopolitique "qui devrait priver le groupe d’environ 100 millions d’euros de chiffre d’affaires sur l’année 2022", Thales a décidé de revoir à la hausse ses objectifs. "Considérant la vigueur de l’activité sur les premiers mois de 2022 et en dépit d’un environnement global marqué par des incertitudes élevées, nous avons décidé de relever nos objectifs annuels de prises de commandes et de croissance du chiffre d’affaires", a déclaré Patrice Caine.

L’industriel vise désormais un chiffre d’affaires annuel entre 17,1 et 17,5 milliards d’euros, soit une croissance organique comprise entre 3,5% et 5,5% et une marge opérationnelle comprise entre 10,8% et 11,1% pour l’ensemble de l’exercice.

Rappelons qu’il tablait jusqu’alors sur une croissance organique située entre 2% et 6%, tandis que le chiffre d’affaires était attendu dans une fourchette de 16,6 milliards à 17,2 milliards d’euros. "Concernant les prises de commandes, nous anticipons désormais un ratio sensiblement supérieur à 1 contre supérieur à 1 ", a expliqué Patrice Caine.

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