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Abivax / Recherche médicale / laboratoire / Maladies inflammatoires / biotech / Financement / augmentation de capital
Pourquoi il faut miser sur Abivax / Un nouveau financement prometteur de 130 millions d’euros
Il faut bien se l’avouer, le monde de la recherche médicale n’est pas toujours très accessible aux profanes. Le nom des molécules de traitement est souvent aussi difficile à prononcer que les maladies qu’elles veulent soigner. Et pourtant, financièrement, tout le monde le sait, le secteur est on ne peut plus porteur. "Le marché de l’inflammation a le vent en poupe. Il est estimé à 100 milliards de dollars. Il existe de grands succès dans le secteur des biotech tels que par exemple le rachat l’année dernière du laboratoire américain Arena Pharmaceuticals, qui développe aussi un traitement contre la rectocolite hémorragique, par Pfizer pour 6,7 milliards de dollars. Les investisseurs savent donc que, pour le moment, notre valorisation est très inférieure à celles de nos pairs ", explique à WanSquare Didier Blondel, directeur administratif et financier d’Abivax qui développe de son côté un candidat médicament, appelé Obefazimod et destiné aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et plus particulièrement de la rectocolite hémorragique. "Nous avons démarré officiellement en octobre dernier le programme de phase 3, soit la dernière étape de développement de notre molécule ", relate le directeur financier.
Une augmentation de capital facile et sans décote
A l’époque, Abivax avait réalisé un premier financement cross-over sursouscrit de 49,2 millions d’euros auprès de ses actionnaires existants (Sofinnova Partners, Invus et son fondateur Truffle Capital) mais aussi de nouveaux investisseurs basés aux Etats-Unis et en Europe tel que TCGX. L’opération avait alors consisté en deux transactions, une augmentation de capital réservée d’environ 46,2 millions d’euros par émission d’actions nouvelles et une émission de certificats de royalties d’une durée de 15 ans de 2,9 millions d’euros. Mais ce financement ne permettait à Abivax que de voir venir jusqu’au premier trimestre 2023.
Pas d’inquiétude pour autant de la part de la société puisqu’elle vient d’annoncer un nouveau financement sursouscrit de 130 millions d’euros par émission de 20 millions d’actions nouvelles ordinaires d’une valeur nominale de 0,01 euro par action, représentant 89,6 % de son capital, à un prix de souscription de 6,50 euro par action. Une opération réalisée sans difficulté puisqu’Abivax a réussi à attirer, en plus de ses actionnaires existants, neufs nouveaux investisseurs (huit Américains et un Européen), soit un total de 15 actionnaires.
C’est même l’investisseur américain renommé TCGX qui a rejoint l’aventure et mené le tour de table du financement en septembre dernier comme en février de cette année. Une nouvelle augmentation de capital qui s’est faite "dans de très bonnes conditions et sans décote par rapport au prix de clôture de l’action ", précise Didier Blondel. De quoi cette fois-ci lui garantir la poursuite de ses essais jusqu’en juin 2024.
Mise sur le marché prévue pour 2027
Dans son plan de financement, Abivax avait en effet annoncé en octobre dernier qu’au-delà des premiers 49,2 millions d’euros récoltés, il lui restait à trouver environ 220 millions d’euros de financement, ceux-ci devant être répartis en deux étapes. La première, d’un budget de 150 millions d’euros pour aller jusqu’à fin 2024 et la présentation des premiers résultats de la phase 3. La seconde, d’une enveloppe de 70 millions d’euros destinée à couvrir l’année 2025 et l’obtention des résultats complets de l’essai, l’objectif étant pour Abivax d’arriver sur le marché en 2027. Reste donc aujourd’hui à la société à sécuriser 100 millions d’euros pour y parvenir. "Nous n’avons pas l’intention d’attendre juin 2024 pour mettre en place les financements complémentaires qui nous manquent. Nous avons d’ailleurs déjà trois pistes devant nous ", assure le directeur administratif et financier.
Des pistes à l'étude pour le futur
Abivax étudie en effet actuellement trois options possibles : soit le renouvellement d’une augmentation de capital indique Didier Blondel, soit une composante de dette structurée par à la fois des obligations simples et convertibles, soit une licence et donc "donner les droits d’exploitation de notre molécule en Chine ou au Japon et s’assurer ainsi en contrepartie des revenus actuel et futurs ", complète-t-il.
Pour l’heure, l’entreprise ne s’interdit rien. Mieux, elle se projette déjà. "Notre molécule peut offrir d’autres opportunités que la rectocolite hémorragique, à commencer par sa maladie jumelle, la maladie de Crohn qui est notre deuxième priorité de développement. Nous pourrions ensuite envisager de travailler sur la polyarthrite rhumatoïde ", explique Didier Blondel.
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