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Entreprises / Actions / TPE-PME / création d'entreprises / INSEE / Chômage / perte d'emploi / Altares

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La création de micro-entreprises se dynamise / Après une année 2022 empreinte de chômage pour leurs dirigeants

En France, les naissances de micro-entreprises au mois de février ont tiré à la hausse les statistiques des créations d’entreprises sur le mois. Une donnée qui reste à mettre en perspective avec l’envolée des faillites de ces petites entreprises en 2022.
Salon Paris pour l'emploi des jeunes 2023 (©Marta NASCIMENTO/REA)
Salon Paris pour l'emploi des jeunes 2023 (©Marta NASCIMENTO/REA)

Un résultat en trompe l’œil. Le nombre d’entreprises créées en France au mois de février s’est accru de 2 % par rapport au mois de janvier, selon les données publiées ce vendredi par l’Insee. La progression est d’autant plus appréciable que les créations d’entreprises avaient marqué le pas en France en début d’année, s’affichant alors en repli de 4 %.

Pour l’institut de statistiques, ces résultats doivent être cependant interprétés "avec une grande prudence". Certes, 86 665 entreprises sont nées en février, contre 84 937 en janvier. Mais le décompte du premier mois de l’année a été revu à la baisse : dans sa première estimation, l’Insee avait ainsi comptabilisé 86 798 créations d’entreprises.

En cause, la mise en place d’un guichet de formalités d’entreprises au 1er janvier 2023, qui a perturbé le suivi mensuel de la création d’entreprises. Dans le détail, la hausse des créations d’entreprises peut d’autant plus interpeller du fait de sa composition.

Ce sont en effet les immatriculations de micro-entreprises qui ont tiré cette tendance à la hausse, en progressant de 3,4 % sur le mois de février. Si ces nouvelles créations de petites entreprises restent à saluer, il convient aussi d’observer comment ce type de structure s’est comporté au fil de l’année passée (les défaillances de micro-entreprises ont crû de moitié entre décembre 2021 et décembre 2022 d’après la Banque de France). Et en 2022, les chefs de très petites entreprises (TPE) de moins de trois salariés, ou dirigeant des sociétés qui génèrent moins de 500 000 euros de chiffre d’affaires, ont été les plus touchés par la perte d’emploi, rapporte l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs d’Altares.

 

Contexte peu favorable

 

La statistique reste à contextualiser dans une période de rebond important du nombre de pertes d’emploi pour les chefs d’entreprise. Altares en a recensé 38 670 en 2022, soit une progression de 34,1 % sur un an. Ce qui représente ainsi la première remontée observée depuis la crise sanitaire.

Les difficultés rencontrées par les chefs d’entreprise en 2022 ont été nombreuses : les dettes liées au Covid-19, le remboursement des Prêts garantis par l’Etat (PGE), la hausse des taux d’intérêt, l’inflation, la flambée des prix de l’énergie ou encore les pénuries de main-d’œuvre et de matières premières. Il reste, tout de même, que 9 entrepreneurs sur 10 ayant perdu leur emploi (près de 89 %) dirigeaient une entreprise de moins de cinq salariés.

"Tombées à un plus bas niveau depuis plus de 30 ans en 2021, les cessations de paiements s’envolent désormais chez les TPE mais aussi les PME fragilisées par cette “permacrise” qui s’est invitée au fil des mois. 9 300 entreprises sont déjà tombées en faillite en janvier-février 2023", met ainsi en garde Frédéric Barth, directeur général d’Altares DB. "Chaque jour, plus de 100 chefs d’entreprise perdent leur emploi", poursuit le président de l’Association GSC, Anthony Streicher.

Les chiffres de 2022 alertent ainsi Anthony Streicher sur une réalité qu’il estime déjà connue par l’association d’assurance contre la perte d’emploi des dirigeants d’entreprises. Mais la situation n’a peut-être pas été intégrée par l’ensemble des acteurs de l’entrepreneuriat. En effet, le président de l’Association GSC soutient : "Près de 2 entrepreneurs sur 3 n’ont pas anticipé une éventuelle perte d’emploi. Chacun doit être libre de sécuriser ou non son parcours professionnel mais ayons conscience qu’il s’agit collectivement de la capacité de reprise de la France".

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