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Délais de paiement : la France doit continuer ses efforts

Selon la dernière édition de l'étude Altares, les délais de paiement en France repassent enfin sous le seuil symbolique des 12 jours, renouant avec ses niveaux de 2019. Cependant, les entreprises de plus de 1000 salariés, censées disposer d'une trésorerie plus conséquente que les PME, présentent toujours un retard moyen de 16,7 jours. 
Factures (Marc BERTRAND/CHALLENGES-REA)
Factures (Marc BERTRAND/CHALLENGES-REA)

Malgré un contexte économique difficile depuis 2020, la situation des délais de paiement s’améliore en Europe au deuxième trimestre, selon la dernière étude Altares. Avec 13 jours de retard en moyenne, ceux-ci ont en effet retrouvé leurs niveaux d’avant-crise sanitaire (14,5 jours au quatrième trimestre 2020). Un seuil qui n’avait d’ailleurs pas été atteint depuis le premier trimestre 2018. Aujourd’hui, près d’une entreprise européenne sur deux (48,4%) règle ses factures dans les temps contre 45,3% au troisième trimestre 2020. Les retards les plus lourds (supérieurs à 30 jours), sont également moins fréquents (8,3% aujourd’hui contre 10% il y a encore 18 mois).

Coté pays, l’Allemagne et les Pays-Bas restent les payeurs les plus ponctuels avec respectivement des délais de paiement fixés en moyenne à 6,5 et 5 jours. Les entreprises allemandes, dont les deux-tiers payent leurs fournisseurs à l’heure, présentent, par exemple, un retard moyen presque deux fois inférieur à la moyenne européenne (6,5 jours contre 13).

A l’inverse, l’Europe du Sud reste à la traîne. L’Italie, où les retards de paiement dépassaient les 19 jours entre l’été 2020 et le printemps 2021 est parvenue à redescendre sous le seuil de 18 jours depuis la fin de l’année 2021. "La problématique des retards de paiement semble résister à l’effort de dématérialisation déployé par l’Italie, où l’obligation d’échange de factures sous format électronique concerne l’ensemble des entreprises depuis le 1er janvier 2019", explique Thierry Million, directeur des études chez Altares. Le Portugal est le plus mauvais élève avec un retard moyen qui peine à passer sous le seuil des 26 jours.

A noter de nettes améliorations en Belgique qui se distingue avec un retard moyen en dessous du seuil des 10 jours, à 9 jours sur le deuxième trimestre 2022 quand ses délais traditionnels se situent entre 11 et 12 à l’instar de la France. L’Hexagone repasse d’ailleurs sur la période en dessous des 12 jours, à 11 jours, renouant même avec ses niveaux de 2019 (au-delà de 14 jours à l’été 2020).

Dans le détail, en France, l’étude montre que plus l’entreprise est grande et plus les retards de paiement s’allongent. En effet, celles comptant au moins 1000 salariés présentent un retard moyen de 16,7 jours alors que celles possédant entre 10 et 49 employés voient leurs reports de paiement descendre en dessous des 11 jours, c’est-à-dire à 10,8 jours. Concernant les secteurs d’activité, sans surprise, c’est le commerce de gros qui affiche au deuxième trimestre, le plus important retard de paiement avec plus de 18 jours d’attente. En revanche, le secteur du bâtiment et de l’assurance se situe en deçà des 9 jours.

Rappelons qu’en France, le principe de dématérialisation des factures sera progressivement applicable dans le secteur privé entre 2024 et 2026.

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