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Silicon Valley Bank / First Citizens Bank / SVB / Federal Deposit Insurance Corporation / FDIC
Le sauvetage de la Silicon Valley Bank a déjà coûté 20 milliards de dollars /
Son repreneur, la First Citizens Bank pourrait faire une bonne affaire
La Silicon Valley Bank (SVB) a trouvé preneur. La banque régionale californienne, dont la faillite survenue début mars avait entraîné un vent de panique sur le secteur, a été reprise par la First-Citizens Bank. Ses 17 anciennes succursales ouvriront sous le nom de First – Citizens Bank ce lundi 27 mars, a annoncé dimanche l’agence fédérale américaine qui assure les dépôts des banques, la FDIC.
L’acheteur, la First Citizens Bank, était à la fin de 2022 la 30ème plus grande banque commerciale des Etats-Unis par la taille de son bilan. Elle disposait d’environ 109 milliards de dollars d’actifs et de 89,4 milliards de dollars de dépôts fin 2022. Sa maison mère, First Citizens BankShares, cotée sur le Nasdaq à New York, affichait vendredi soir une capitalisation de 8,4 milliards de dollars. Et les investisseurs semblent penser qu’elle a fait une bonne affaire alors que son titre bondit de 40 % en cotations de préouverture à Wall Street.
Il faut dire aussi que First Citizens a l’expérience de ce type de transaction, ayant repris les actifs de plus de 20 banques en difficulté assurées par la FDIC depuis la crise financière de 2008. "L’opération va également accélérer notre expansion en Californie", a aussi commenté Frank B. Holding, le président-directeur général de la banque.
Alors qu’au moment de sa faillite, la SVB disposait d’environ 167 milliards de dollars d’actifs pour 119 milliards de dollars de dépôts, la transaction annoncée ce week-end porte sur l’achat par First – Citizens d’environ 72 milliards de dollars d’actifs de la Silicon Valley Bridge Bank, avec une décote de 16,5 milliards de dollars. First Citizens Bank reprendra également 56 milliards de dollars de dépôts des clients de Silicon Valley Bank.
90 milliards de dollars d’actifs encore à céder
En échange, la FDIC recevra des "stock appreciation rights", soit des droits à la plus-value sur les actions de First Citizens Bancshares, pour une valeur potentielle allant jusqu’à 500 millions de dollars, a indiqué la FDIC dans un communiqué. Environ 90 milliards de dollars en titres et autres actifs, principalement des bons du Trésor, resteront en revanche sous séquestre, que l’agence fédérale devra encore céder.
Par ailleurs, la FDIC et la First Citizens Bank ont conclu un accord de partage des pertes sur les prêts commerciaux qu’elles ont achetés à l’ancienne Silicon Valley Bank. Cet accord "devrait permettre de maximiser les recouvrements sur les actifs en les maintenant dans le secteur privé. Elle devrait également minimiser les perturbations pour les clients des prêts", a expliqué l’autorité américaine.
Si la transaction est jugée positive pour la First – Citizens Bank, elle a en revanche d’ores et déjà coûté cher à la FDIC. A ce stade, l’agence fédérale estime le coût de la faillite de la Silicon Valley Bank à son Fonds d’assurance des dépôts à "environ 20 milliards de dollars", a-t-elle indiqué. Elle déterminera le coût exact une fois levée la mise sous séquestre.
Manquant de liquidités et devenue insolvable, la Silicon Valley Bank avait été fermée le 10 mars par le bureau californien de la protection financière et de l’innovation, qui avait pris le contrôle de l’établissement en désignant la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l’organisme chargé de la garantie des dépôts aux Etats-Unis, comme administrateur judiciaire.
Pour protéger les déposants assurés, la FDIC avait d’abord créé la Banque nationale d’assurance des dépôts de Santa Clara (DINB) puis transféré tous les dépôts et la quasi-totalité des actifs de la Silicon Valley Bank à une banque relais, la Silicon Valley Bridge Bank, finalement rachetée ce dimanche par First – Citizens.
Mais le processus n’est pas achevé. Rappelons qu’en parallèle, SVB Financial Group, la maison mère de la SVB, conseillée par Centerview Partners, est à la recherche de repreneurs pour ses filiales SVB Capital et SVB Securities.
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