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Macro-économie / Taux / pétrole / transition énergétique

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pétrole / transition énergétique

La raréfaction du pétrole ne fait pas que des malheureux / Le recyclage de ses dérivés est un marché prometteur

Aujourd’hui, une quantité très faiblesse des déchets plastiques sont recyclés ; 10 % du total mondial et 25 % de ceux de l’Union européenne. Cependant les exigences réglementaires augmentent et pour l’UE il s’agira de 55 % des emballages plastiques d’ici 2030. De quoi faire naitre des opportunités importantes au vu d’une croissance annuelle globale attendue aux alentours de 8 %, montre une étude.
Déchets plastique. ADEYINKA YUSUF/ZUMA/REA
Déchets plastique. ADEYINKA YUSUF/ZUMA/REA

"Il existe un grand potentiel pour toutes les parties prenantes de la chaîne de valeur du recyclage des plastiques." L’enthousiasme est de mise pour Olivier Herweg, associé chez Roland Berger, qui profite du rapport publié par son employeur pour clamer son enthousiasme au sujet des perspectives de ce secteur.

Il évoque un "large éventail d’actions stratégiques pour stimuler l’activité, renforcer la position sur le marché et maximiser les marges" et des actions possibles "basées sur l’expansion des chaînes de collecte et des capacités de traitement, sur l’exploitation des nouvelles technologies et sur la consolidation. " De quoi rendre l’investissement dans ce secteur assez attrayant.

 

Un Vieux continent attractif


Les opportunités devraient surtout se multiplier dans l’Union européenne, en raison des objectifs qu’elle s’est fixée. Le secteur n’y a donc pas d’autres alternatives que celle de croître rapidement ; le volume d’emballages plastiques recyclés doit près de doubler et passer de 6 millions de tonnes en 2020 à 11 millions de tonnes en 2030. La hausse du recyclage des autres plastiques recyclés sera moins importante en volume, devant passer de 1 à 3 millions de tonnes, mais en proportion le sera davantage.

Le secteur serait d’ailleurs déjà en train se consolider dans la région, comme en témoigne les acquisitions rapportées par Roland Berger ; " le groupe ALPLA, acteur autrichien de l’emballage, a acquis les recycleurs Texplast et BTB Recycling ; le recycleur thaïlandais de PET Indorama s’est consolidé en rachetant le recycleur tchèque UCY ; et un accord d’intégration verticale entre le recycleur espagnol Circular Resources et l’OPR allemand Der Grüne Punkt." Un mouvement qui ne devrait pas s’arrêter puisqu’il est estimé au contraire que les "fusions et acquisitions devraient s’accélérer à l’avenir."

 

Prêts à bondir


Le gâteau à se partager sera donc conséquent mais les parts à se tailler devraient être inégales suivant la place dans les chaînes de valeurs. Le cabinet allemand estime que "les niveaux de profit varient en fonction de l’activité dans la chaîne de valeur du recyclage des plastiques (marges EBIT de 2 à 5 % pour les collecteurs et les trieurs ; jusqu’à 10 à 15 % pour les recycleurs et les transformateurs en raison du prix élevé des produits recyclés)."

À la nuance près, que "les plus gros producteurs dépendent des collecteurs et des trieurs pour assurer l’approvisionnement en matières premières pour les déchets plastiques. " Ainsi, chacun ne joue pas contre les autres mais pour l’ensemble du secteur et ce d’autant plus qu’il est avancé que "les marges de tous les acteurs augmenteront à mesure que la technologie de tri progressera et que les volumes de recyclats de plus grande pureté augmenteront. "

 

Patience

 

La patience sera cependant peut-être de mise étant donné que le "prix des matières plastiques vierges est directement lié au prix du pétrole, leur matière première." De façon surprenante, les recyclats, " bien qu’ils soient fabriqués à partir de déchets plastiques et qu’ils ne soient pas directement liés aux prix du pétrole sur le marché du jour, se sont négociés légèrement au-dessus des prix des plastiques vierges ces derniers temps. "

Un paradoxe expliqué par le cabinet allemand comme étant "le résultat d’une prime de durabilité, les prix des recyclats ayant augmenté en raison d’une plus grande prise de conscience et d’objectifs plus ambitieux en matière de durabilité." Les équipes de Roland Berger pensent que dorénavant "l’écart de prix entre les plastiques vierges et les recyclats devrait s’accroître à mesure que la sensibilisation au développement durable progresse, que les objectifs de recyclage augmentent et que les nouvelles technologies améliorent la qualité des recyclats." Ce qui va induire que les marges des producteurs vont doucement mais surement s’accroître avec le temps et ce grâce à "une demande et des volumes croissants, même si les prix maximaux actuels diminuent progressivement, parallèlement à la baisse des prix du pétrole et des plastiques vierges."

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