WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / Plan de relance / europe

Macro-économie / Taux
Plan de relance / europe

Europe : ces dizaines de milliards d’euros qui affluent vers les Etats / Ils ont touché plus de cent milliards d’euros grâce au plan de relance européen

Doté d’une enveloppe de 800 milliards d’euros, le plan adopté par les Vingt-sept à l’été 2020 visant notamment à atténuer les conséquences économiques et sociales de la pandémie leur a permis de se voir verser plus de 150 milliards d’euros.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne - © European Union 2023 - Source : EP
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne - © European Union 2023 - Source : EP

Depuis son entrée en vigueur en février 2021, le plan de relance européen a permis aux États du Vieux continent de récolter des sommes non négligeables. La Commission européenne a fait savoir que plus de 150 milliards d’euros leur avaient été versés à date.

Pour mémoire, NextGeneration EU (NGEU) est un plan de relance de 800 milliards d’euros sur lequel se sont accordés les 27 à l’été 2020 dans la foulée des premiers confinements. Il a pour objectif d’atténuer les conséquences économiques et sociales de la pandémie et à doper les transitions numérique et écologique au sein des États européens. Dans le détail, six piliers composent NGEU : la transition verte, la transformation numérique, la cohésion économique, la productivité et la compétitivité, la cohésion sociale et territoriale, la santé, et la résilience économique, sociale et institutionnelle, ainsi que les politiques pour la prochaine génération.

Les deux principaux bénéficiaires du plan de relance que sont l’Italie et l’Espagne ont touché respectivement 66,9 milliards d’euros et 31 milliards d’euros (les deux pays doivent chacun recevoir 191,5 milliards d’euros et 69,5 milliards d’euros). La France, elle, a obtenu 12,5 milliards d’euros sur un total de 39,4 milliards d’euros devant lui être alloué.

Pour rappel, les versements effectués par Bruxelles (étalés jusqu’en 2026) sont subordonnés au respect des jalons (objectifs quantitatifs) et des cibles (objectifs qualitatifs) prévus dans les plans nationaux pour la reprise et la résilience (PNRR) que chaque État membre, souhaitant profiter d’une subvention ou d’un prêt, a présenté à la Commission européenne au printemps 2021.

Parmi les réformes mises en œuvre ou en train d’être mises en œuvre par les États membres, l’on peut ainsi trouver l’introduction par l’Espagne d’une nouvelle taxe sur les emballages en plastique à usage unique, la simplification des procédures d’autorisation pour l’installation d’énergies renouvelables en Grèce ou encore des mesures anti-corruption en Croatie. En ce qui concerne les chantiers que le plan aide à financer, l’on peut citer l’apprentissage en France, l’abonnement à tarif forfaitaire pour favoriser des transports publics durables en Autriche ou encore l’achèvement des travaux de réhabilitation de quartiers en Slovénie.

D’après les travaux de la Commission européenne, le niveau PIB en volume des Vingt-Sept devrait être supérieur d’environ 1,5 % en 2024 par rapport à un scénario de référence sans plan de relance. Chaque pays profite des répercussions positives qu’ont sur la croissance ses investissements liés à ce plan mais pas seulement. "Pour les petites économies ouvertes bénéficiant de subventions moins importantes, les effets de débordement [conséquence de la mise en place du plan de relance chez les autres États membres, ndlr] représentent la majeure partie de l’impact sur le PIB. Dans certains cas, comme au Luxembourg et en Irlande, les retombées positives expliquent la quasi-totalité de l’impact total", indiquent les économistes de Bruxelles. "Toutefois, dans les grandes économies à forte intégration commerciale, comme l’Allemagne, les retombées représentent plus de la moitié de l’effet sur le PIB", ajoutent-ils.

Dans le détail, au-delà du supplément de demande à court terme à destination des biens d’investissement, l’investissement public peut conduire à "des améliorations persistantes des gains de productivité".

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article