WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Fusions, Acquisitions / Delphine Bariani / Portrait / Avocat / Fusions & Acquisitions / Delpharm / STC Partners / Berrylaw / Arthur Andersen

Fusions, Acquisitions
Delphine Bariani / Portrait / Avocat / Fusions & Acquisitions / Delpharm / STC Partners / Berrylaw / Arthur Andersen

exclusif Avec Berrylaw, Delphine Bariani veut imprimer sa marque / L’associée fondatrice a l’esprit de famille

EXCLUSIF. Conseil du sous-traitant pharmaceutique Delpharm depuis plus de quinze ans, l’associée de 50 ans n’est pas simplement fidèle à ses clients, elle travaille également avec les mêmes équipes depuis ses débuts d’avocate en 1998, malgré ses passages dans trois cabinets différents. Aujourd’hui, elle espère bien pouvoir faire grandir Berrylaw, qu’elle a cofondé, sur un modèle davantage anglo-saxon que français.
Delphine Bariani (©DR)
Delphine Bariani (©DR)

Pour Delphine Bariani, le conseil c’est du sérieux. L’associée fondatrice du cabinet Berrylaw accompagne depuis des années le groupe familial Delpharm, sous-traitant pharmaceutique. Début janvier, elle l’a encore aidé dans le cadre de l’acquisition d’un nouveau site de développement de médicaments injectables stériles à Leiden aux Pays-Bas. "J’accompagne le Groupe Delpharm depuis 2007 sur ses opérations de croissance externe de rachats de sites de production à de grands laboratoires pharmaceutiques. Le groupe a depuis réalisé plus d’une dizaine d’opérations en France et à l’étranger. A chaque fois, je participe aux côtés des équipes à la négociation des accords de rachat du site et de fabrication de médicaments", explique à WanSquare l’avocate qui travaille avec ses associés aujourd’hui pour deux grandes catégories de clients. "Les fonds d’investissement mid-caps tels que Cerea Partners, Andera Partners et des fonds internationaux comme PSG Equity. Mais aussi de plus en plus avec des groupes familiaux qui placent au centre de leurs préoccupations les sujets de transmission et d’association des équipes à leur capital, voire qui associent à leur développement des partenaires financiers. Cela implique la structuration d’outils juridiques innovants et la mise en place de pactes d’actionnaires complexes", indique-t-elle.

 

Les "schools", d’Arthur Andersen

 

Au moment de cette rencontre avec Delpharm, elle était alors spécialisée en private equity, opération de LBO et de capital-investissement chez STC Partners, un cabinet que d’anciens associés de chez Arthur Andersen avaient fondé à la suite du démantèlement du groupe en 2002 et qu’elle avait décidé de suivre. Une fidélité qui marquera Delphine Bariani tout au long de sa carrière professionnelle. "Depuis mes premières années de jeune collaboratrice, en 1998, jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours travaillé avec la même équipe mais dans des cabinets différents", relate-t-elle.

Elle garde d’ailleurs un souvenir ému de ses débuts chez Archibald-Arthur Andersen. "Cette première collaboration fut fondatrice pour ma vie d’avocate. Le cabinet avait un esprit très international et l’ambiance y était incroyable. La culture d’entreprise y était très forte. L’attention apportée à la formation des jeunes collaborateurs – et nous étions nombreux dans ce cas – était très importante. Des ‘schools’ (séminaires de formation) étaient régulièrement organisées au cours desquelles des avocats du monde entier venaient partager leurs expériences et leurs pratiques. Je m’y suis fait des amis qui sont encore parmi mes meilleurs amis aujourd’hui ", se souvient Delphine Bariani non sans nostalgie. Avec ses dossiers aussi, l’avocate s’est beaucoup amusée. " J’ai pu travailler sur des dossiers très variés comme la cession de la discothèque Villa Barclay ou des projets structurants pour le groupe Canal Plus", indique-t-elle.

 

Un environnement juridique familier

 

Après avoir été hébergée pendant quelques années, entre 2002 et 2005, chez PwC, elle rejoint donc le cabinet STC Partners. " Cette expérience m’a donné le goût du travail en équipe. Equipe avec laquelle nous avons dans la foulée débuté l’aventure STC (Sarrau, Thomas, Couderc) en 2005 avec une quinzaine d’avocats ", relate Delphine Bariani qui y retrouvera également sa mère Jeanine Franceschi Bariani. "Aussi loin que je me souvienne, je crois que j’ai toujours voulu être avocate. J’ai toujours baigné dans cet environnement qui tente déjà certaines de mes filles", observe cette diplômée d’Assas et de Sciences Po Paris qui a tout de même hésité un temps à se lancer dans une carrière politique. " Si j’ai toujours voulu devenir avocate, je ne me dirigeais pas forcément vers le droit des affaires. Etudiante, j’étais passionnée par le droit public, le droit constitutionnel, l’histoire du droit… J’ai décidé de faire Sciences Po car je trouvais que cette école offrait une belle ouverture sur le monde politique. J’aurais beaucoup aimé aussi travailler dans un ministère ou à l’Assemblée nationale ", relate Delphine Bariani.

 

Culture à l’anglo-saxonne

 

Chez STC Partners, elle deviendra associée en 2008. "Avec les collaborateurs de ma génération, tous devenus associés, nous avons toujours privilégié notre esprit d’équipe très soudée, toutes matières confondues, droit fiscal, droit social, contentieux, conseil au capital privé… ", se remémore l’avocate.

L’aventure durera près de quinze ans. " Puis comme d’autres cabinets français, nous avons été confrontés à des difficultés et nous nous sommes séparés. A l’inverse des cabinets anglo-saxons, nous capitalisons trop peu sur nos marques. Nous devons apprendre des modèles qui nous entourent pour projeter nos équipes sur le long terme et susciter des vocations ", constate Delphine Bariani.

C’est ainsi qu’elle a créé, il y a trois ans, avec Stéphanie Desprez, Angélique Vibert, Pierre Bouley et Etienne Pujol, le cabinet BerryLaw, une boutique à taille humaine. "En 2020, nous avons alors décidé avec nos équipes de nous lancer à notre tour. Trois ans plus tard rejoints par de nouveaux associés enthousiastes et renforcés par nos liens étroits avec le cabinet de contentieux Farthouat, nous sommes convaincus d’avoir fait le bon choix ! Ce qui nous rapproche : une passion pour un métier pluriel et le goût des rencontres et peut-être aussi le champagne car comme Napoléon le disait 'en cas de victoire, nous le méritons et en cas de défaite, nous en avons besoin…'", sourit-elle.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article