Macro-économie / Taux / Bercy / dette publique / France / Bruno Le Maire
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Le gouvernement veut passer la seconde sur le désendettement public / Bercy compte s’appuyer sur trois piliers
Le gouvernement se veut plus ambitieux à propos de la trajectoire des finances publiques. "Nous voulons accélérer le désendettement de la France", a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, à l’occasion d’une conférence de presse présentant le programme de stabilité.
Pour mémoire, ce dernier contient les prévisions macroéconomiques et la trajectoire des finances publiques pour les années à venir, actualisé tous les ans et transmis à la Commission européenne qui s’assure du respect des règles budgétaires par les Etats membres de l’Union européenne.
Alors que la dette publique hexagonale représentait 111,6 % du Produit intérieur brut (PIB) fin 2022, le locataire de Bercy veut la ramener à 108,3 % en 2027, soit 4,2 points de pourcentage de moins que l’objectif visé dans le programme de stabilité de l’an passé. Un objectif plus audacieux qui trouve son origine dans la volonté de retrouver des marges de manœuvre en cas de nouveau choc conjoncturel, faire face au durcissement des conditions de financement ainsi que renforcer la crédibilité européenne de l’Hexagone vis à vis de ses partenaires. Pour ce faire, "nous allons nous appuyer sur trois piliers ", a fait savoir le ministre.
Trois leviers
La bonne marche de l’activité économique représente le premier levier. "Il va de soi que la meilleure façon de réduire le ratio dette/PIB, c’est d’augmenter le PIB, donc la richesse nationale", a expliqué Bruno Le Maire, qui a indiqué souhaité y parvenir par l’investissement, le travail ainsi que les baisses d’impôts (0,9 point de PIB de prélèvements obligatoires en moins en 2027 par rapport à aujourd’hui entre autres grâce à la suppression totale de la CVAE fin 2024).
Le deuxième levier de la stratégie du gouvernement est celui de la sortie du bouclier tarifaire, politique ayant permis d’atténuer l’ampleur du choc énergétique subi par les ménages et les entreprises depuis maintenant près de deux ans. "La baisse des prix du gaz et de l’électricité que l’on peut observer devrait nous permettre d’économiser, à horizon 2025, 30 milliards d’euros ", a précisé Bruno Le Maire.
Enfin, plus globalement, le "refroidissement de la dépense publique" sera à l’ordre du jour. "Les dépenses de l’État et des collectivités locales vont progresser moins vite que l’inflation", a déclaré Bruno Le Maire, qui a prévenu que concernant l’État, le ralentissement sera " plus prononcé qu’auparavant, de 0,8 % en volume, en moyenne, par an " (contre 0,5 % pour les collectivités locales). Cette moindre croissance devrait être permise notamment au travers d’une "revue des dépenses publiques sur une dizaine d’objets que nous préciserons lors des assises des finances publiques". Ces dernières auront lieu fin mai.
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