Macro-économie / Taux / marché du travail / migrations / Vieillissement démographique
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Le déficit de main-d’œuvre trouvera-t-il son salut dans les migrations ? / Nombre de pays avancés font face à une démographie déclinante
"La migration peut être un puissant moteur de prospérité et de développement". Axel van Trotsenburg, directeur général senior de la Banque mondiale, comprend tout à fait les pays qui y ont recours pour pallier une baisse de leur population active. Il ajoute cependant un bémol de taille, c’est uniquement "lorsqu’elle est gérée correctement, [qu’]elle profite à tous — dans les sociétés d’origine et de destination."
Il ne s’agit donc pas d’une solution miracle mais elle permet, selon la Banque mondiale, de résoudre conjointement deux problématiques ; les pays qualifiés de riche "sont confrontés à une démographie déclinante, ce qui intensifie la concurrence mondiale pour les travailleurs et les talents " et "dans le même temps, la plupart des pays à faible revenu devraient connaître un accroissement rapide de leur population, ce qui les obligera à créer davantage d’emplois pour les jeunes".
Pyramide des âges
Une récente publication de la Banque mondiale estime ainsi qu’au "cours des prochaines décennies, le pourcentage d’adultes en âge de travailler diminuera fortement dans de nombreux pays". L’exemple espagnol est mis en exergue avec une population qui "devrait baisser de plus d’un tiers d’ici 2100" et ce alors que "la proportion de personnes âgées de plus de 65 ans [passera] de 20 % à 39 %".
De quoi pousser l’institution dirigée par David Malpass à préconiser aux "pays de destination", d’encourager "l’accueil de migrants lorsque les compétences qu’apportent ces derniers sont fortement demandées, faciliter leur insertion dans la société et s’attaquer aux répercussions sociales de la migration qui suscitent des inquiétudes chez leurs citoyens". Ce qui passe notamment l’accès de ces derniers au marché du travail afin qu’il bénéficie au mieux de ce renfort de population active.
Le climat apporte son grain de sable
Le nombre de réfugiés a beau avoir " quasiment triplé au cours de la dernière décennie", la Banque mondiale voit le changement climatique comme capable d’augmenter ce nombre. Notamment puisqu’alors que jusqu’à aujourd’hui la "plupart des mouvements attribuables au climat se sont produits à l’intérieur des pays ", près de 3,5 milliards de personnes habitent dans environnements exposés au risque climatique.
Certains pays ont cependant drastiquement réduit leurs flux migratoires durant une ou plusieurs mandatures. A l’image des mesures prises par Donald Trump lorsqu’il était président des États-Unis et qui continuent à avoir des effets plusieurs années après.
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