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Macro-économie / Taux / FAO / Alimentaire / sucre / Blé

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FAO / Alimentaire / sucre / Blé

Les prix alimentaires prêts à s’embraser de nouveau / Ils sont remontés en avril après des mois de baisse

La dernière mise à jour de l’indice FAO du prix des denrées alimentaires est loin d’être rassurante et ce dernier est en hausse de 0,6 % en glissement mensuel. Le prix du sucre a progressé de 17,6 % en un mois et les prix de la viande et du riz ont également augmenté.
Récolte en Chine. Guo Xulei/XINHUA-REA
Récolte en Chine. Guo Xulei/XINHUA-REA

Avis de tempête pour les prix des denrées alimentaires. Après de mois de normalisation, l’indice de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) faisant référence sur le sujet est reparti à la hausse. Certes, il est aujourd’hui inférieur de 19,7 % à son niveau d’avril 2022, mais il est également supérieur de 5,2% à son niveau d’il y a deux ans.

L’institution appelle donc à la prudence et Maximo Torero, économiste en chef de la FAO, argue qu’alors " que les économies se remettent de ralentissements importants, la demande augmentera, exerçant une pression à la hausse sur les prix des denrées alimentaires". La hausse rapide du prix du sucre en à peine un mois est un exemple de l’extrême sensibilité des prix alimentaires, au moindre évènement affectant l’offre ou bien la demande.

 

Signaux faibles

 

La situation actuelle fait dire à l’économiste en chef de l’institution qu’il "est important que nous continuions à suivre de très près l’évolution des prix et les raisons de leur augmentation ", avec un point d’attention tout particulier sur les céréales qui dépendent en partie de considérations géopolitiques. Ainsi, il "est essentiel que l’initiative de la mer Noire soit renouvelée pour éviter toute autre flambée des prix du blé et du maïs", souligne-t-il, le monde entier dépendant de chaque renégociation entre Kiev et Moscou.

Coface avait ainsi rappelé le mois dernier que certes " l’extension de 60 jours de l’accord sur le corridor dédié au transport de céréales en mer Noire apporte une bouffée d’air aux marchés mais elle ne résout pas les problèmes d’approvisionnement à long terme". Pour le moment l’indice FAO des prix des céréales a baissé de 1,7 % par rapport à mars et se situe en moyenne à 19,8 % en dessous de sa valeur d’avril 2022. Dans le même temps, les prix internationaux du blé ont baissé de 2,3 %, principalement en raison d’importantes disponibilités exportables en Australie et dans la Fédération de Russie. Mais tout échec à prolonger le corridor d’exportation de la mer Noire pourrait balayer d’un revers de la main ces mois de baisse.

L’indice FAO des prix de la viande a quant à lui progressé de 1,3 % au cours du dernier mois, notamment "en raison d’une diminution de l’offre de bovins destinés à l’abattage, en particulier aux États-Unis d’Amérique". L’institution s’inquiète davantage de "la hausse des prix du riz [qui] est extrêmement préoccupante" car elle augmente la sensibilité de nombre de marchés à tout évènement.

 

Tout n’est pas noir

 

La FAO n’est pas complètement alarmiste et rassure quelque peu en avançant que " dans le même temps, les indices de prix des autres grandes catégories de produits alimentaires, à l’exception du riz, ont poursuivi leur tendance à la baisse". Ainsi l’Indice FAO des prix des huiles végétales "a baissé de 1,3 % au cours du mois, enregistrant sa cinquième baisse mensuelle consécutive" et celui du "prix des produits laitiers a chuté de 1,7 %, sous l’effet de la faiblesse persistante de la demande mondiale d’importations de poudres de lait et de l’augmentation des disponibilités d’exportation de fromage en Europe occidentale ".

Les nouvelles prévisions de la FAO sur l’offre et la demande de céréales ont également été publiées et peuvent rassurer puisqu’en ce qui concerne la production mondiale de blé, elle devrait être " la deuxième plus importante jamais enregistrée ". Pas de quoi bouleverser "les projections antérieures pour le commerce mondial des céréales" pour 2022-2023, puisque ce dernier est prévu en baisse de 2,2 % par rapport au record de 2021-2022.

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