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Macro-économie / Taux / FAO / Alimentaire / céréales

Macro-économie / Taux
FAO / Alimentaire / céréales

Stabilité en trompe-l’œil pour l’alimentaire / Des hausses de cours importantes de plusieurs produits sont survenues

L’indicateur global des prix internationaux des produits alimentaires, publié mensuellement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a beau être resté stable lors du mois de septembre, plusieurs évolutions importantes se cachent derrière cette évolution. L’indice se maintient cependant 10,7 % en dessous de sa valeur enregistrée il y a un an et est 24,0 % inférieur à son niveau record de mars 2022.
Sacs de sucre. JAM STA ROSA / AFP
Sacs de sucre. JAM STA ROSA / AFP

Alors que la France a les yeux rivés sur les marges réalisés par la grande distribution et les industriels, voilà que les fondamentaux de plusieurs matières premières alimentaires ont été bouleversés ces dernières semaines. Certes l’indicateur global des prix internationaux des produits alimentaires "a affiché une valeur moyenne de 121,5 points en septembre, contre 121,4 pour cent en août", selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cependant plusieurs produits bien spécifiques se sont inscrits en forte hausse en seulement un mois. La dynamique récente des produits laitiers (-2,3 %), de la viande (-1 %) et également sur le prix des huiles (-3,9 %) contraste le tableau et aide l’institution à regarder avec espoir les prochains mois.

 

Horizon incertain

 

Il faut dire que l’année prochaine est également préparée avec sérieux du côté des stocks mondiaux de céréales qui "à la clôture des campagnes de 2024 devraient s’établir à 884 millions de tonnes". Ils seraient donc en croissance de 3,0 % par rapport à leurs niveaux d’ouverture et être enregistrés à un niveau record. Les calculs de la FAO tablent sur rapport stocks/utilisation de céréales qui devrait être de 30,8 % en cette fin d’année.

Au rang des mauvais élèves du mois de septembre figure le maïs qui enregistre une augmentation de 7,0 % de ses prix internationaux, qui contribue presque à lui seul à faire progresser l’indice FAO des prix des céréales de 1,0 % lors du mois de septembre. Autre mauvaise nouvelle, cette fois pour l’Indice FAO des prix du sucre qui "a bondi de 9,8 pour cent par rapport au mois d’août et a ainsi atteint son plus haut niveau depuis novembre 2010". Ce qui s’explique selon les équipes de Maximo Torero, chef économiste de la FAO, " car on craint de plus en plus un resserrement de l’offre mondiale pendant la prochaine campagne. Les premières estimations indiquent une baisse de la production en Thaïlande et en Inde, deux des principaux producteurs, baisse qui est associée au phénomène El Niño qui sévit actuellement ". Seule l’importante récolte brésilienne empêche une hausse bien plus conséquente.

 

Baisse sur le long cours

 

Cette hausse en glissement mensuel des céréales et du sucre n’empêche pas que l’indice global demeure en baisse en variation annuelle. Notamment grâce à un prix de blé qui n’a pas complètement explosé suite à l’arrêt de l’accord de la mer noire, au contraire "les prix internationaux du blé ont diminué de 1,6 pour cent, sous l’effet de l’abondance de l’offre et de bonnes perspectives de production en Fédération de Russie". L’optimisme est même de mise pour l’organisation installée à Rome, elle vient de relever ses prévisions concernant la production mondiale de céréales cette année et de les porter "à 2 819 millions de tonnes, soit 0,9 pour cent de plus que pour l’année précédente".

La situation tant côté russe qu’ukrainienne a été revue à la hausse concernant les rendements des deux États. Le nouveau Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales table ainsi sur "une production mondiale de blé qui devrait s’établir à 785 millions de tonnes, celle de céréales secondaires à 1 511 millions de tonnes, soit 2,7 pour cent de plus qu’en 2022, et celle de riz à 523,1 millions de tonnes". Une hausse bienvenue mais nécessaire pour faire face à une utilisation mondiale de céréales en 2023-2024 qui " devrait atteindre 2 804 millions de tonnes et dépasser de 0,8 pour cent celle de l’année dernière et l’on s’attend à ce que davantage de blé soit utilisé à des fins de consommation humaine plutôt que dans l’élevage".

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