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blé; Ukraine; Russie

Macro-économie / Taux / céréales / FAO / OCDE

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L’OCDE et la FAO demandent de faire mieux avec moins / Leur perspectives agricoles appellent à la sobriété et à la productivité

La consommation alimentaire mondiale, usage final d’une majorité des produits agricoles, a beau être vue en hausse de 1,3 % par an durant la prochaine décennie, ce rythme est moins important que lors de la décennie précédente. C’est cependant une demande toujours plus grandissante qu’il faudra satisfaire et ce alors que les objectifs climatiques vont se faire plus pressants.
Grains de blé. Delil SOULEIMAN / AFP
Grains de blé. Delil SOULEIMAN / AFP

" Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’on a un monde d’incertitudes". Maximo Torero, économiste en chef de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), n’est pas particulièrement pessimiste pour autant puisqu’à l’occasion de la présentation des Perspectives agricoles de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de la FAO il a veillé à rappeler "qu’on a jamais manqué de produits alimentaires et que le système a toujours marché".

Cela ne l’a pas empêché d’évoquer la nécessité de "penser à un nouveau type de croissance", notamment étant donné qu’il "faut davantage de rendement à ses yeux" et martelant " que nous devons absolument arriver à produire davantage à partir de moins".

 

Nouvelle croissance

 

Produire plus mais également différemment puisque la donne devrait changer de ce côté-là également, avec une "demande de produits de base pour les biocarburants de première génération [qui] devrait croître lentement dans les dix prochaines années". Notamment en Asie, avec "l’effet de l’augmentation de la consommation de carburants et des obligations de mélange de proportions plus élevées de biocarburants", alors qu’à l’inverse "sur d’autres marchés clés comme l’Union européenne, la demande de produits de base pour les biocarburants de première génération devrait diminuer du fait du recul de la consommation de carburants et de la transition vers d’autres produits de base".

Actuellement les chiffres des deux institutions parlent d’une production agricole mondiale totale qui devrait continuer de croître au rythme de 1,1 % par an. Cependant comme l’a souligné l’économiste en chef de la FAO et qu’il est écrit dans le rapport, cette "croissance interviendra en majeure partie dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire". Ce qui fait craindre que dans l’hypothèse où "les prix de l’énergie et des intrants agricoles (les engrais, par exemple) devaient repartir à la hausse, il en résulterait une hausse des coûts de production qui pourrait entraîner une inflation des prix alimentaires et une insécurité alimentaire accrue".


Loin du compte

 

Marion Jansen, directrice de la Direction des échanges et de l’agriculture de l’OCDE, c’est quant à elle inquiéter qu’alors qu’il "est nécessaire d’augmenter de 28 % la productivité, nous sommes en train de nous fourvoyer ". Pour y remédier elle rappelle qu’il est essentiel d’investir en conséquence et, ce, rapidement.

D’autant plus que Mathias Corman, secrétaire général de l’OCDE, voit une situation actuelle où " le fardeau qui pèse le plus est pour ceux qui ont le moins les moyens d’y faire face ". Ce dernier a rejoint les propos de sa collègue en arguant "qu’il faut d’abord améliorer la productivité agricole". Il a également souligné qu’il faut "éviter les interdictions d’exportations en raison de leur impact négatif", tels que nous en avons fait douloureusement l’expérience ces dernières années.

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