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pénuries; transport maritime; Ukraine

Macro-économie / Taux / FAO / Alimentaire / Blé

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ukraine Nouveau répit sur le front alimentaire

UKRAINE. L'indice FAO mesurant les prix des produits alimentaires baisse en août pour le cinquième mois consécutif. Une bonne nouvelle qui pourrait être de courte durée au vu des nouvelles prévisions tablant sur un recul de la production mondiale de céréales cette année.  
Champ de blé en fin de moisson. Laurent COUSIN/HAYTHAM-REA
Champ de blé en fin de moisson. Laurent COUSIN/HAYTHAM-REA

L'été aura confirmé la tendance entrevue à la fin du printemps : après une période de hausse continue, les prix alimentaires ont enfin recommencé à revenir à la normale. Cela fait désormais cinq mois que la tendance s'est inversée comme en témoigne l'indice de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) mesurant les prix des produits alimentaires. Ce dernier "s'est établi en moyenne à 138,0 points en août, soit une baisse de 1,9 pour cent par rapport au mois de juillet", une bonne nouvelle dans un été marqué par la reprise de l'exportation du blé ukrainien par voie maritime. Néanmoins la FAO constate que son indice reste "à un niveau supérieur de 7,9 pour cent à sa valeur d’il y a un an".



Vaches maigres à venir

 

Cette mesure de l'évolution des prix internationaux n'est pas donc complètement rassurante quand on l'associe à la "dégradation des perspectives concernant la production de céréales en 2022". C'est le moins qu'on puisse dire puisque la FAO a également publié aujourd’hui des prévisions actualisées concernant la production de céréales en 2022, qui présentent des perspectives sensiblement revues à la baisse. Un bulletin de la FAO sur l'offre et la demande de céréales qui parle d'une production mondiale de céréales qui "devrait baisser de 38,9 millions de tonnes, soit 1,4 pour cent, par rapport à l’année précédente".

Une mauvaise nouvelle liée à "la sécheresse persistante dans les pays de l’hémisphère Nord qui a donné lieu à une importante révision à la baisse des prévisions de la FAO concernant la production céréalière en 2022". Cette dernière est inférieure de 17,2 millions de tonnes à celle attendue en juillet et est désormais attendue à 2 774 millions de tonnes pour l'année en cours. Des prévisions à mettre en lien avec une utilisation mondiale de céréales en 2022-2023 qui a été très légèrement revue à la baisse de 5,1 millions de tonnes par rapport à juillet, pour un total 2 792 millions de tonnes. Ce qui constitue uniquement une baisse de 0,1 pour cent par rapport au niveau de 2021-2022.



Le calme avant la tempête ?



Les rares bonnes nouvelles comme le relèvement des prévisions "concernant la production mondiale de blé par rapport au dernier rapport de juillet", sont très sensibles aux évolutions géopolitiques. Cette annonce survient en fait "au vu de la récolte record attendue en Fédération de Russie et des conditions météorologiques favorables en Amérique du Nord". À l'heure où l'énergie est devenue une arme économique rien n'indique que l'alimentaire ne puisse pas en devenir une. Les prévisions de la FAO risquent d'être tout aussi dépendantes des récoltes dans les champs de blé que de l'issue des champs de bataille. 

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