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Mer noire, Ukraine, Russie, blé, maïs

Macro-économie / Taux / FAO / céréales / Matières premières

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FAO / céréales / Matières premières

L’accalmie sur l’alimentaire se prolonge / Les prix des matières premières sont au plus bas depuis des mois

Ce mois de mai voit l’indice des prix des produits alimentaires de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) toucher son plus bas niveau en deux ans passant de 127,7 points en avril 124,3 points en mai. La hausse des prix de la viande et du sucre n’ayant pas compensé plusieurs baisses notables dont celles des céréales. Les craintes d’une pression à la hausse sur les denrées alimentaires ne se sont pas encore concrétisées.
Champ de blé. Mahmoud Elkhwas / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Champ de blé. Mahmoud Elkhwas / NurPhoto / NurPhoto via AFP

"Les premières semaines de l’année ont été marquées par une détente à peu près générale des cours qu’il s’agisse du gaz naturel en dessous de 50 euros le MWh en Europe, du pétrole à peine au-dessus de 70 dollars le baril de Brent, du blé (à 265 euros la tonne début mars) et de nombre de métaux". Nous nous étions fait l’écho il y a quelques jours du constat posé par le CyclOpe 2023, la bible des matières premières, et force est de constater que les derniers chiffres publiés par la FAO vont dans ce sens.

L’économiste en chef de la FAO, Maximo Torero avait craint le mois passé qu’étant donné "que les économies se remettent de ralentissements importants, la demande augmentera, exerçant une pression à la hausse sur les prix des denrées alimentaires". Ce moment ne semble pas encore venu et l’indice FAO des prix des céréales en témoigne avec une baisse de 4,8 pour cent par rapport au mois précédent, attribuée par l’institution à " une chute de 9,8 pour cent des cotations mondiales du maïs due à des perspectives de production favorables et à une demande d’importation atone".

 

Sur un fil

 

Une partie de cette baisse est due à des prix mondiaux du blé qui "ont également baissé, de 3,5 %, en raison de l’abondance de l’offre et de la nouvelle extension de l’initiative sur les céréales de la mer Noire". Un marché qui vit sous l’épée de Damoclès de négociations infructueuses entre Kiev et Moscou. L’ensemble des marchés céréaliers ne souffre pas outre mesure de prix internationaux du riz qui ne cessent s’envoler. Pour rappel le CyclOpe 2023 table sur une hausse de 17 % de son cours entre 2022 et 2023.

La course effrénée de l’Indice FAO des prix du sucre se poursuit avec une quatrième hausse mensuelle consécutive, qui se traduit par un niveau supérieur de près de 31 pour cent à celui de 2022. L’institution dirigée par Qu Dongyu argue pourtant que des " perspectives positives pour les récoltes de canne à sucre de 2023 au Brésil ont empêché des hausses de prix mensuelles plus importantes, tout comme la baisse des prix internationaux du pétrole brut ". La reprise asiatique a quant à elle pesé sur l’Indice FAO des prix de la viande qui " a également augmenté en mai, de 1,0 pour cent, principalement en raison d’une demande d’importation asiatique élevée et constante pour la viande de volaille et d’un resserrement persistant de l’offre de viande bovine aux États-Unis d’Amérique".

 

Lueur d’espoir

 

De futures tensions devraient voir leur impact réduit par un rebondissement prévu "de la production céréalière mondiale, avec des stocks mondiaux qui atteindront des niveaux records". La FAO table sur "des premières perspectives pour la campagne 2023-2024 qui indiquent une augmentation probable de 1,0 pour cent de la production céréalière mondiale en 2023 pour atteindre 2 813 millions de tonnes, selon le dernier rapport de la FAO sur l’offre et la demande de céréales".

Dans le détail, il s’agit de "gains anticipés pour le maïs, le riz et le sorgho", alors qu’en ce qui concerne "les productions de blé et d’orge, [elles] pourraient être inférieures à leurs niveaux de 2022". Une hausse de la production bienvenue puisque les "premières prévisions de la FAO pour l’utilisation mondiale de céréales en 2023-2024 s’établissent désormais à 2 803 millions de tonnes, en hausse de 0,9 pour cent par rapport au niveau de 2022-2023 ". Conséquence d’un usage accru pour l’alimentation animale, en " grande partie du maïs, suivie d’une croissance de la consommation alimentaire, notamment du blé et du riz ".

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