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Publications, Résultats / Tereos / sucre / résultats annuels / agro-alimentaire

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Tereos / sucre / résultats annuels / agro-alimentaire

Tereos se projette à nouveau / La hausse des prix du sucre en soutien du numéro deux mondial

Le propriétaire des marques Béghin Say et La Perruche, sous l’effet de la forte progression des prix du sucre, a vu ses performances s’améliorer au titre de l’exercice 2022-2023. Le plan de transformation de Tereos commence à porter ses fruits et l’objectif de réduire l’endettement structurel se poursuit.
Tereos (Photo by PHILIPPE HUGUEN / AFP)
Tereos (Photo by PHILIPPE HUGUEN / AFP)

"Si nous devons rester attentifs à un marché encore chahuté, nous nous sommes donné les moyens de pouvoir oser et de regarder à nouveau, ensemble, l’avenir avec confiance !". A l’occasion de la publication des résultats annuels de son exercice décalé 2022-2023 (clos à la fin du mois de mars), Gérard Clay, le président du conseil d’administration de Tereos, s’est félicité d’une publication actant l’efficacité de la stratégie implémentée au fil des douze derniers mois.

Mais si la refonte du modèle organisationnel et économique du propriétaire des marques Béghin Say et La Perruche est à souligner, il reste que l’activité du numéro deux mondial du sucre aura tout d’abord été soutenue par la hausse des prix du sucre. Le chiffre d’affaires du groupe dirigé par Jorge Boucas depuis le mois d'avril  s’est apprécié de 26 % à taux de change constants sur un an, pour atteindre 6,6 milliards d’euros. Une performance tirée non pas par une progression des volumes vendus, mais par la hausse des prix sur l’ensemble des segments, précise Tereos.

Il faut en effet souligner que les aléas climatiques survenus en Inde ou en Thaïlande et ayant entraîné une baisse de la production du sucre ont fait grimper les prix de la matière. A ce resserrement de l’offre est venue s’ajouter la hausse des prix du gaz, énergie essentielle au fonctionnement des sucreries. Résultat : selon les données du panier de courses de Franceinfo, le prix du sucre a rencontré un bond de 28 % entre janvier 2022 et janvier 2023, tandis que sur les marchés, le prix du sucre NY11 a progressé de 15 % sur l’ensemble de l’exercice. Ainsi, l’excédent brut d’exploitation a bondi de 62 % sur un an (à 1,1 milliard d’euros) et le bénéfice opérationnel du sucrier a plus que doublé en se fixant à 664 millions d’euros.

Bémol, en revanche, pour le résultat net du groupe qui s’est contracté de 6,4 % sur l’exercice, pour atterrir à 161 millions d’euros. En cause, entre autres, un projet de restructuration déroulé en France qui l’a pénalisé à hauteur de 252 millions d’euros. Ce projet "de transformation industrielle en France [vise] à sauvegarder [la] compétitivité [du groupe] et à assurer les transitions énergétiques de ses sites", a ainsi souligné la société coopérative.

 

Trois piliers

 

En effet, sous la contrainte d’un endettement structurellement élevé et d’une crise de sa gouvernance, le sucrier a choisi de s’engager dans un plan de transformation. Au sein de cette stratégie de relance, l’optimisation du portefeuille d’actifs et une simplification du modèle organisationnel (et donc d’une transformation industrielle en France), une mise en avant de la valeur sur les volumes et la poursuite du désendettement.

Et de fait, l’endettement structurel - dette hors besoin en fonds de roulement (BFR) - a été réduit suivant un objectif sur lequel Tereos a pris une année d’avance. Il a ainsi été ramené à 1,3 milliard d’euros à la fin de l’exercice 2022-2023, contre 1,8 milliard d’euros deux ans auparavant. Néanmoins, la hausse du BFR de 711 millions d’euros, en lien avec la variation de la valeur de marché des couvertures du groupe et de la hausse de la valeur des stocks, aura pesé sur l’endettement net du groupe, qui a grimpé de 313 millions d’euros sur un an. Au titre de l’exercice clos, il s’affiche ainsi à 2,7 milliards d’euros.

En revanche, souligne la société, le levier d’endettement du groupe (soit le ratio entre la dette nette et l’excédent brut d’exploitation) a été amélioré. A 3,5 fois au terme de l’exercice précédent, il s’observe désormais à 2,4 fois.

Fort de ces performances, Tereos affirme ainsi être en mesure de proposer une rémunération agricole "attractive, à des niveaux jamais atteints pour la betterave passant de 29,90 €/t à 41,61€/t, ainsi que le retour de la distribution de dividendes en provenance de la diversification à compter de juin 2024 à hauteur de 2€/part sociale". Et alors que le sucrier a accueilli Jorge Boucas à la direction du groupe après la clôture de son exercice, le président du conseil d’administration Gérard Clay l’assure : "Nous sommes ravis d’accueillir Jorge Boucas en tant que directeur général de Tereos, qui pourra s’appuyer sur le travail déjà mené par notre équipe pour poursuivre le pilotage de notre stratégie de relance et mener à bien nos objectifs en matière de décarbonation".

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